Info National

Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /2010 19:47
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Dans notre dernier sondage national, l’UMP pointe à 27 %. Le premier tour des régionales sera-t-il pour vous la bérézina ?

XAVIER BERTRAND. Traditionnellement, nos électeurs se mobilisent plus pour les élections nationales que locales.
A nous de leur montrer que le Parti socialiste ou la majorité présidentielle à la tête des régions, ce n’est pas la même chose. On a besoin, dans les huit jours qui restent avant le premier tour, de mobiliser tous les Français qui se retrouvent autour de nos valeurs, de notre projet, pour redonner aux régions la dynamique de changement dont elles ont besoin.
Selon vous, le grand chelem rêvé par Martine Aubry n’est donc pas assuré ?
Je crois beaucoup plus au Grand Chelem de l’équipe de France de rugby ! Martine Aubry a fait un pronostic imprudent et surtout très arrogant. Le PS semble plus à l’aise dans l’opposition, on peut le voir au niveau national. Alors ce serait bien que le PS soit aussi dans l’opposition dans les régions.

Comment allez-vous mobiliser vos électeurs ?
En leur montrant que l’élection régionale est importante. La sortie de crise se joue aussi dans les régions. Bien sûr, le climat économique n’est pas facile. Nous traversons la crise économique la plus grave depuis les années 1930, et c’est pour cela que la politique de réformes a besoin d’être soutenue, notamment par les conseils régionaux. Le PS a été incapable de proposer des solutions à la sortie de crise au niveau national, et pas davantage au niveau régional. Je demande donc aux Français de voter contre le Parti socialiste.

Vous dites que le bilan des régions présidées par la gauche est mauvais ?
Il est nul ! C’est-à-dire qu’il n’y a rien dans ce bilan. A part avoir fait exploser la fiscalité régionale, qu’ont-ils fait ? Qu’ont-ils fait pour s’opposer à la montée du chômage ? Qu’ont-ils fait pour les transports ? Le PS est dans une logique d’antisarkozysme. C’est leur fil conducteur depuis 2007, mais ça ne fait pas un projet. Ils sont bien en peine de défendre un bilan et n’ont pas de projet.

Quelle est la différence entre la droite et la gauche à la tête des régions ?
Prenons l’emploi, la priorité des priorités. Une solution : l’apprentissage. Notre proposition : une entreprise = un apprenti. Nous nous fixons l’objectif de 200 000 apprentis au moins à la fin de cette mandature, dans le privé, dans les services et dans l’industrie. Prenons la sécurité : toutes les gares, tous les lycées de toutes les régions que nous gagnerons seront équipés de vidéosurveillance. Prenons la fiscalité : les socialistes aiment les impôts. A chaque fois qu’ils gèrent, ils augmentent les impôts. C’est leur choix, ce n’est pas le nôtre. On a eu une augmentation moyenne de plus de 35 % de la fiscalité dans les régions gérées par le Parti socialiste. Nous, nous n’augmenterons pas les impôts locaux. Il y aura moins de dépenses pour le train de vie de l’institution régionale. Dans toutes les régions, ça a été la même ligne : dépenses de prestige et de communication. A se demander si le seul train qui ait vraiment intéressé le PS, ce n’était pas le train de vie des conseils régionaux.

Sur le terrain, trouvez-vous les Français déprimés ?
Fin 2008, les Français ont eu peur pour leurs économies. En 2009, ils ont eu peur pour l’économie. Aujourd’hui, ils veulent qu’on sorte vite de la crise. Ils nous demandent quand la crise sera finie ? Ce sera quand le chômage baissera mois après mois.

Mais justement, il continue d’augmenter…
Nous avons investi 32 milliards d’euros dans le plan de relance. Mais les régions gérées par le Parti socialiste n’ont pas joué le jeu, parce qu’elles sont dans leur logique ahurissante d’être des contre-pouvoirs. Or nous avons besoin de régions partenaires de l’Etat, pas de régions adversaires. Elles ont été aux abonnés absents de la relance. Si on ne veut pas qu’elles soient aux abonnés absents pour la sortie de crise, il faut le changement dans les régions.

Comment expliquez-vous le peu d’intérêt des Français pour cette élection ?
Il n’y a pas eu de débat sur le vrai bilan des régions. Et il n’y a pas de projet en face de celui de la majorité présidentielle. Et c’est vrai que la région n’a pas assez d’existence concrète aux yeux des Français. Un maire existe, un conseiller général aussi, une majorité régionale, c’est plus abstrait. Avec la réforme des collectivités en 2014, le fait de créer les conseillers territoriaux sera une bonne chose. Qui connaît aujourd’hui son conseiller régional ? Le conseiller territorial pourra recréer le lien de proximité avec les citoyens.

Combien de régions pensez-vous gagner ?
Je pense que nous allons progresser en nombre de conseillers régionaux et en nombre de régions. Mais mon rôle n’est pas de faire des pronostics. Mon rôle, c’est d’avoir renouvelé les listes, permis de réaliser l’union de la majorité présidentielle et d’animer cette campagne. Je serai allé au moins une fois dans chacune des régions d’ici au premier tour. Il faut maintenant passer de la mobilisation dans les réunions publiques à la mobilisation dans les urnes.

Valérie Pécresse est en difficulté, et tout le monde à l’UMP ne la soutient pas vraiment. Y a-t-il une malédiction qui pèse sur la droite à Paris et en Ile-de-France ?
Non. Mais il y a eu trop de divisions depuis 1995 (NDLR : année où Jacques Chirac quitte la mairie de Paris pour l’Elysée). On a perdu Paris en 2001, on n’a pas regagné Paris en 2008 à cause de ces divisions. Il faut sortir de cette spirale. La seule façon de l’emporter, c’est de se rassembler derrière le courage de Valérie Pécresse.
C’est le message qu’a voulu faire passer Nicolas Sarkozy mardi, et je pense que le message est bien passé. Voilà pourquoi l’union avant le premier tour était très importante.

Le président de la République doit-il intervenir avant la fin de la campagne ?
Il ne doit rien changer à ses habitudes. Intervenir sur l’avenir de l’industrie ou de l’agriculture, c’est important.
S’il changeait quoi que ce soit à ses habitudes, s’il restait enfermé dans son bureau à l’Elysée, il retomberait dans le syndrome de ses prédécesseurs. On ne veut plus un président qui soit dans les tribunes, on veut qu’il soit aussi sur le terrain.

En cas de bérézina, quelles conséquences faudrait-il en tirer ? Changer de Premier ministre ?
Ce n’est pas une élection législative. Les Français ont voté pour le président et sa majorité pour cinq années. Il n’y a qu’en France qu’on se pose toujours ces questions. Quand le président Obama perd une élection partielle, on ne lui dit pas qu’il doit arrêter sa réforme de la santé. Les Français, eux, ne se trompent pas d’élection. Les enquêtes nous disent qu’ils votent principalement sur des enjeux locaux. Ils ne votent pas à quitte ou double pour le travail de réforme. Quel que soit le résultat, une chose est sûre : pour le président de la République, le Premier ministre, le gouvernement et la majorité, sortir de la crise et poursuivre les réformes dont la France a besoin resteront des priorités absolues.

Après la tempête, il y a eu un arrêt momentané de la campagne dans les régions concernées. C’est un bon signe pour la politique ?
La politique est essentielle, mais il est des moments où il y a plus important que la politique et où celle-ci doit laisser le temps nécessaire au recueillement et aux secours.

 

Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 17:54
Le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand a accusé mercredi, en criant au "scandale", le Parti socialiste d'avoir mené dans les collectivités qu'il gère une "campagne de désinformation" sur la réforme territoriale, financée par "l'argent des Français".

"Scandale", "campagne de désinformation", "manipulation", "violation des règles sur le financement électoral": le patron du parti présidentiel et ses deux porte-parole, Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé, n'ont pas ménagé leurs attaques contre le PS, à quelques semaines des régionales.

"Qu'un parti décide de consacrer une partie de son budget pour faire de la communication politique c'est normal (...) mais que le Parti socialiste se serve du département qu'il gère pour financer une campagne politicienne contre la réforme territoriale, ça c'est un scandale!", s'est indigné M. Bertrand lors d'un point de presse.
"L'argent des Français", et "de leurs impôts", "ne doit pas servir à mentir aux Français", a-t-il insisté en pointant du doigt des tracts et des affiches utilisés par des collectivités de gauche pour dénoncer les effets de la réforme territoriale et de la taxe professionnelle, notamment en matière de transports.
"C'est une campagne orchestrée, concertée et voulue par le PS" qui "avance de façon couverte", a poursuivi Xavier Bertrand, accusant le groupe (majoritaire) de gauche de l'Association des départements de France (ADF) d'avoir "tout planifié".
Selon lui, "une cinquantaine de départements ont participé à cette campagne en totale infraction avec les règles sur le financement" des campagnes électorales.

L'UMP "va demander officiellement dans les départements et communes concernés le coût de ces opérations de communication", et "les présidents de conseils généraux devront en vertu de la loi communiquer ces informations", a ajouté M. Bertrand.
"Il y en a pour des millions et des millions d'euros", a-t-il dit.

L'UMP va parallèlement saisir "les chambres régionales des comptes et la Commission nationale des comptes de campagne" sur la question du financement de ces "campagnes anti-réforme territoriale", a annoncé le député UMP Marc Laffineur, présent à ce point de presse.
Les responsables UMP ont chiffré à quelque "200 millions d'euros" cette "gabegie".
Pointé du doigt par Frédéric Lefebvre, le Languedoc-Roussillon administré par l'ex-socialiste George Frêche aurait selon les estimations de l'UMP fait passer en 5 ans de "17 à 95 millions d'euros" son budget de communication. Idem pour l'Ile-de-France (3 à 15 millions) et les Pays de la Loire (9 à 23 millions).
"En cinq ans, a précisé M. Paillé, la Corse (administrée par l'UMP) a porté son budget de communication de 1,5 à 2,2 millions d'euros". Et selon lui, l'Alsace, seule autre région administrée par la droite, a fait progresser le sien "dans les mêmes proportions".

Enfin, Frédéric Lefebvre a invité tous les Français qui "seront comme nous choqués" à signer une pétition mise en ligne sur le site de l'UMP.

http://www.lemouvementpopulaire.fr/petitionner/



Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /2010 08:12
seguin

Président de la Cour des comptes depuis 2004, Philippe Séguin est décédé dans la nuit du 7 janvier à son domicile d’une crise cardiaque, à l’âge de 66 ans. La réaction du Mouvement Populaire

Président de la Cour des comptes depuis 2004, Philippe Séguin est décédé dans la nuit du 7 janvier à son domicile d’une crise cardiaque, à l’âge de 66 ans

Député des Vosges de 1978 à 2002, maire d’Epinal de 1983 à 1997, Philippe Séguin était un homme d’Etat, l’un des grands personnages politiques du RPR, formation qu’il a présidée de juillet 1997 à 1999.

Héritier de la pensée gaulliste, il incarnait le gaullisme social. Ce souffle,  il l’a propagé lorsqu’il fut ministre des Affaires sociales et de l’Emploi de  1986 à 1988 sous le Gouvernement de Jacques Chirac. Mais également lorsqu’il présida l’Assemblée nationale de 1993 à 1997.

 « Personnalité à fort rayonnement, à caractère exceptionnel, n’ayant peur de personne », selon Jean-Pierre Raffarin,  Philippe Séguin était, pour Eric Besson, « un vrai grand républicain, farouchement attaché à la France, à la nation ». Sentiment que partage Charles Pasqua précisant combien  il « était profondément pénétré par l’idée de la nation, de la République ».

Secrétaire général du Mouvement Populaire, Xavier Bertrand  évoque un  « homme de courage », un  « homme d’exigence au caractère affirmé (qui)  sût tout au long de sa carrière politique faire vivre le Gaullisme et l’idéal républicain ». Mais aussi « un homme de convictions, ce gaulliste social (qui) a mis en œuvre ses idées en tant que Ministre du travail et des affaires sociales en s’attelant particulièrement à la préservation de l’équilibre des comptes sociaux ».

La réaction du Mouvement Populaire

La réaction de Xavier Bertrand

La réaction de Frédéric Lefebvre

Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 17:40
fillon3.jpgFrançois Fillon célébrait, le 16 décembre 2009, la 500 000e création d'entreprise de l'année. Un record qui confirme le succès du nouveau régime de l'auto-entrepreneur et qui encourage la mise en œuvre de nouvelles mesures en faveur de la création d’entreprise.

En présence d’Hervé Novelli, le Premier ministre s’est félicité du nombre de créations d’entreprises enregistrées en 2009 – plus de 500 000, contre 327 000 en 2008 - un "résultat remarquable" qui fait suite à une augmentation de plus de 50 % entre 2002 et 2008 et qu’explique notamment la mise en place depuis le 1er janvier dernier du statut de l’auto-entrepreneur. Au début du mois de novembre, 265 000 auto-entrepreneurs s’étaient déjà inscrits.

Saluant la simplicité du dispositif - "une démarche extrêmement rapide. On l’accomplit chez soi, en quelques minutes, sur internet" -, François Fillon a affirmé que les Français s’en sont emparés parce qu’ils y ont trouvé une souplesse correspondant à leurs attentes : "Quand vous êtes entrepreneur, si vous n'encaissez rien, vous ne payez rien ! Les charges sont fonction du chiffre d'affaires", a rappelé François Fillon.

Plaçant la troisième année du quinquennat sous le signe de la "reprise compétitive", François Fillon s’est montré déterminé "à ne pas s’arrêter en chemin", et a évoqué les mesures suivantes :

·         soutien à la création d’entreprise en la "simplifiant" : c'est l’objet du "guichet unique" qui sera mis en place le 1er janvier 2010 et qui permettra de réaliser l’ensemble des démarches administratives nécessaires à la création d’entreprise, y compris par voie électronique (www.guichet-entreprises.fr) ;

·         soutien à la création d’entreprise en la "sécurisant" : c’est ce que permettra le nouveau statut d’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) qui donnera aux entrepreneurs la possibilité de protéger leurs biens personnels en cas d’échec ;

·         soutien à la création d’entreprise en "l’élargissant" : "Nous allons permettre aux mineurs émancipés de devenir commerçants, et nous allons permettre aux mineurs non émancipés de créer leur entreprise, avec l’autorisation de leurs parents, autorisation qui sera aussi nécessaire pour les actes les plus importants de la vie de l’entreprise", a précisé François Fillon.



Le Premier ministre a également indiqué que l’effort de simplification devait aussi concerner la gestion au quotidien des entreprises. Il a annoncé que les seuils en-deçà desquels les entreprises peuvent tenir une comptabilité simplifiée seraient relevés : "Cela permettra d’alléger les obligations comptables de plus de 100 000 entreprises".



Se réjouissant d’une France qui "s’empare des forces qui sont en elles", le Premier ministre a assuré que "toutes les mesures que nous essayons de prendre, notamment sur le plan de la fiscalité, pour essayer d'améliorer la compétitivité des entreprises sont des mesures qui sont fondamentales pour la croissance de l'économie, donc pour l'emploi et pour le maintien du mode de vie qui est le nôtre".

Le guichet unique : un portail internet unique pour la création d’entreprises.
Annoncé par le Premier ministre, le 10 décembre 2008, le portail internet unique pour la création d’entreprises remplira une double mission d’information et de guichet d’accomplissement des formalités.
A partir du 1er janvier 2010, le site
www.guichet-entreprises.fr permettra de réaliser en ligne l’ensemble des démarches de création d’activités de tous types et de suivre ensuite en temps réel l’avancement de son dossier, depuis chez soi.
Outre la création de l’entreprise proprement dite, opérationnelle à partir du 1er janvier 2010, ce portail prendra progressivement en charge le traitement des demandes d’autorisations administratives spécifiques nécessaires à l’exercice des différentes activités, quelles que soient les administrations chargées de ces procédures.
A côté de ce portail, les réseaux des centres des formalités des entreprises, présents sur l’ensemble du territoire, constitueront le pendant "physique" de ce guichet unique, où le créateur pourra de la même manière effectuer l’ensemble des démarches administratives. La mise en place du guichet unique est une mesure d’application de la directive dite "services" qui vise à faciliter le développement de ces activités.

Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 08:23

Le résultat, présenté ce mercredi, est saisissant : 14% d'agents en plus dans la fonction publique d'État, 54% dans les hôpitaux et 71% dans les collectivités locales.

Celui des collectivités est plus difficilement plaidable. Certes, l'État a transféré aux régions et aux départements des compétences (lycées, aide sociale…). Et «la proximité est une incitation à dépenser plus», relève le premier président de la Cour, Philippe Séguin : un conseiller général sera plus prompt à faire rénover le lycée délabré de son canton que l'agent du ministère à qui incombait autrefois cette responsabilité…

En revanche, les communes, où les effectifs ont bondi de 50%, sont l'échelon qui a été le moins bénéficiaire de transferts de compétences. Les communes auraient même dû réduire leurs effectifs, pour compenser la hausse de 154% des effectifs des structures intercommunales

Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 08:26

Rachida Dati, députée européenne et ancienne garde des Sceaux, revient sur la polémique engendrée par la diffusion sur M6 d'une conversation privée. Et en profite pour répondre sans détour à l'attaque de son détracteur Daniel Cohn-Bendit.



Source :

http://www.lefigaro.fr/le-talk/2009/12/15/01021-20091215ARTFIG00645-polemique-j-estime-avoir-ete-trahie-par-la-journaliste-.php

Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 08:20

La France vient de lancer un pavé dans la marre au sein de l'Union Européenne à propos de la comptabilisation des émissions des forêts. Ce sujet, un peu technique mérite qu'on s'y attarde un peu.

 

La forêt a toujours été traitée un peu à part dans le Protocole de Kyoto. La comptabilisation des émissions de ce secteur est laissée plus ou moins libre aux Etats. Dans le langage des négociations, on appelle ça des échappatoires, ou loopholes, en anglais. Comme les Etats choisissent ou non de comptabiliser les forêts dans leurs émissions, il y a peu de transparence, et dans certains cas, les émissions de ce secteur peuvent même augmenter.

Cela semble paradoxal, car pour se prémunir du réchauffement de la planète, toutes les émissions doivent être réduites, y compris celles de la forêt. Pourtant, ici à Copenhague, certains pays de l'UE comme la Suède, l'Autriche et la Finlande souhaitent réduire les ambitions de l'Europe sur ce dossier. Ces grands pays forestiers veulent traiter ce secteur de manière différente. Cela remet en cause l'ambition globale alors que l'UE s'est engagée à réduire de 30% ses émissions d'ici 2020, il n'est pas possible de commencer à revoir ses ambitions à la baisse.

 

C'est la raison pour laquelle l'ambassadeur Brice Lalonde a affirmé que la France ne souhaitait pas laisser faire ces pays. Il a proposé que le secteur forestier en Europe soit pris en compte comme les autres secteurs émetteurs de gaz à effet de serre. Brice Lalonde a expliqué que la France ne s'opposait à la position de la Suède, de la Finlande, et de l'Autriche sur ce dossier, et qu'il souhaitait que l'Europe prenne une position ambitieuse sur ce dossier. On ne peut pas demander aux pays émergents et aux pays en développement de faire des efforts, et en même temps ne pas être exemplaire à la maison.

La France est maintenant sous pression face à ses partenaires européens. Le sujet, sera négocié au Conseil Européen, à Bruxelles, tard dans la nuit de Jeudi, ou vendredi matin. La France a obtenu le soutien du CAN International, réseau de 400 ONG à travers le monde qui lui a attribué le ray of the day, récompense attribuée aux délégations qui font des propositions constructives ici à Copenhague !

 

Source : http://fondationnicolashulot.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/12/11/les-ong-felicitent-la-france-sur-les-forets.html

Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 08:08

Marc Laffineur estime que la réforme de la taxe professionnelle «redonnera de la visibilité aux communes et à l'intercommunalité».

Dans un entretien à paraître demain dans notre édition papier, Marc Laffineur, le député d'Angers-Segré, revient sur les dossiers du moment et, notamment, sur celui de la réforme de la taxe professionnelle.

Membre de la commission mixte paritaire qui devra se pencher sur la dernière mouture du texte avant son vote, le 16 décembre à l'Assemblée nationale, Marc Laffineur a tenu à rassurer les élus, qui ont exprimé leur inquiétude face au manque de visibilité occasionné par le volet fiscal de la réforme.

«Les communes et l'intercommunalité, au final, ne perdront rien, assure-t-il. Elles auront même une base plus dynamique qu'avant.» L'intégralité de l'interview est à retrouver demain, dans notre journal.

source : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Reforme-de-la-taxe-professionnelle-le-depute-Marc-Laffineur-se-veut-rassurant-_-1183065_actu.Htm

Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 10:55

Jean-Louis Borloo, ministre d'État, de l'Écologie et du Développement durable, dans le fjord d'Ilulissat, au Groënland, en 2007. Crédits photo : DENIS/REA

Le ministre de l'Écologie sera lundi à Copenhague pour l'ouverture de la 15e conférence internationale sur le climat. Un événement pour lequel «la France s'est investie comme jamais», assure-t-il.

«Mais qu'est-ce que vous faites à Poznan ? C'est à Bruxelles que ça se passe…» C'était il y a un an. Jean-Louis Borloo exulte au téléphone. Alors que les journalistes suivent pas à pas, en Pologne, la quatorzième conférence internationale sur le climat, le ministre de l'Écologie installé dans la capitale belge ne s'y intéresse guère. Seule compte à ses yeux la signature des 27 pays de l'Union européenne sur le «paquet climat énergie» qu'il vient d'obtenir au côté de Nicolas Sarkozy. Un texte qui fixe les règles que l'Europe s'impose jusqu'en 2020 sur le climat.

En janvier 2009, retour aux grands rendez-vous internationaux : «Cette année, je vais consacrer toute mon énergie à la quinzième conférence sur le climat de Copenhague», affirme-t-il. Aujourd'hui on y est. Le sommet de Copenhague débute lundi et s'achèvera dans deux semaines en présence d'une centaine de chefs d'État et de gouvernement. Le ministre d'État y sera dès l'ouverture avec quelques allers retours à Paris. «Il est épuisé mais à fond dans l'événement», commente un de ses proches. «Je suis concentré», précise l'intéressé.

Jean-Louis Borloo est ainsi : «séquentiel», «besogneux», rappelle-t-il souvent, un brin cabotin. Il s'est d'abord ­occupé du Grenelle de l'environnement, puis de l'accord européen, enfin il s'est jeté sur le monde avec le même enthousiasme, persuadé que seul l'ajout de bonnes volontés peut faire tomber les préventions pour aboutir à un accord historique. Cela fait des mois qu'il sillonne la planète. Au point que certains conseillers de ministères voisins s'étonnent ouvertement d'un agenda parisien qui leur paraît vide. Mais Borloo consulte tous azimuts, organise des rencontres bilatérales, participe à des réunions officieuses, monte des conférences téléphoniques… Tout son temps, ou presque, est dédié à la négociation climatique. Aujourd'hui encore, le ministre fait un saut à Moscou.

«Ma première croisade a été pour que les chefs d'État soient présents à Copen­hague. C'est irréversiblement acquis», se félicite-t-il. «La deuxième idée, c'est que tout le monde peut-être gagnant.» Le propos n'a pas toujours été aussi positif. Lors des premières rencontres officielles, «il n'y avait que des discours émaillés des mots “ambitieux”, “leadership”, “urgence d'aboutir”…On était entre gens bien élevés», ironise-t-il. Et puis est apparue une autre antienne : «Pour beaucoup, préparer Copenhague, c'était préparer la rhétorique pour expliquer l'échec. Je l'entendais partout.» Sans oublier le moment où, au milieu de l'été, les textes élaborés par les négociateurs de l'ombre étaient devenus illisibles. «Les traducteurs n'arrivent même plus à les traduire», s'énervait Yvo de Boer, le chef des négociateurs onusiens.

Mais Jean-Louis Borloo continue d'y croire. On le voit alors apparaître à l'automne avec deux dossiers sous le bras. Le «plan justice climat» tout d'abord. Plusieurs centaines de pages qui détaillent pays par pays, en Afrique, les moyens d'apporter de l'énergie, 100 % renouvelable. «II faut raccrocher ce plan à la négociation de Copenhague. C'est notre responsabilité. Qui peut dire qu'il est contre une telle ­architecture ?  », demande­­-t-il, faussement naïf.

Une ébauche d'accord

Dans l'autre main, c'est un document au titre un peu ronflant, «Copenhague : un projet pour le monde», qu'il s'échine à faire circuler dans l'enceinte onusienne. Un draft comme on dit dans le jargon, qui propose une ébauche d'accord. Il en est au moins à sa quarantième version. Mégalo Jean-Louis Borloo ? «Je ne suis pas en train de vous dire que cela va marcher, mais il faut essayer de trouver un chemin», explique-t-il. «C'est un texte de bonne foi comme un dossier de plaidoirie», ajoute l'ancien avocat.

Pour l'heure, le texte reste plutôt confidentiel, mais le ministre n'en a cure, car «il y a une rumeur positive» dans les délégations des 192 pays qui se retrouvent au Danemark. «Un changement d'état d'esprit. C'est aussi le fait de ceux qui ont mouillé leur chemise depuis des mois et des mois», plaide-t-il. Nicolas Sarkozy se rendra dans la capitale danoise avec les chefs d'État les 17 et 18 décembre. «La France s'est investie comme jamais. On ne fait pas les malins, mais on s'est donné du mal.» Un accord à Copenhague et la boucle serait bouclée.



source : http://www.lefigaro.fr/politique/2009/12/05/01002-20091205ARTFIG00245-jean-louis-borloo-l-avocat-international-du-climat-.php

Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 07:34

Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l’UMP, vient de le confirmer lors d'une visite à Rennes : « Le bureau politique de l’UMP a choisi Bernadette Malgorn pour mener la liste aux régionales en Bretagne. Elle sera investie officiellement samedi. » Le député du Nord précise également que, vendredi après-midi, la commission d’investiture votera sur les têtes de listes départementales. Deux cas de figure se présentent : soit Bernadette Malgorn (majorité présidentielle) mènera aussi la liste départementale du Finistère, soit ce sera Jacques Le Guen. L’ancienne préfète de région prendra alors la tête de liste en Ille-et-Vilaine

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