Info National

Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 16:22

Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 08:03

Il est de plus en plus improbable que le candidat socialiste pourrait, sans risques, renégocier un accord en cours de ratification par les pays signataires.

Le traité européen, rédigé dans la douleur courant décembre et qui sera signé début mars, ne pourra pas être ratifié par la France avant les élections. C'est Nicolas Sarkozy qui a donné l'information lundi soir. Le Parlement, en effet, cesse ses travaux début mars pour cause de campagne électorale.

Une information lourde de conséquences. Si François Hollande, élu président, espérait mettre cette affaire sur le compte du bilan, c'est râpé. Le calendrier le place devant ses responsabilités.

Dans l'hypothèse où la gauche gagnerait la présidentielle, et surtout les législatives, elle aurait alors le choix entre signer un traité qu'elle prétend vouloir renégocier ou refuser un traité que les autres auraient déjà ratifié.

Dans le premier cas, François Hollande serait contraint au recul, ce qui n'est pas très bon en tout début de mandat. Dans le second cas, il provoquerait une telle tempête financière et une telle tension sur les taux d'intérêts qu'il prendrait le risque d'être le mouton noir d'une Europe en danger.

Le plus probable est donc qu'il se soumette à ce texte - quitte à lui trouver un complément plus tard - applicable au minimum à tous les pays de la zone euro et à tous ceux de l'UE qui voudront le signer. Il prévoit une règle d’or (équilibre des recettes et dépenses des budgets publics) qui fixe à 3% le déficit autorisé, assorti d'une marge de sécurité de 0,5%. Cette règle d’or doit être confirmée par une règle constitutionnelle ou équivalente. Tout manquement à ces principes pourra être contrôlé par la justice nationale ou européenne.

Tout ce que les socialistes refusent depuis des mois à Nicolas Sarkozy. Vous feriez quoi, monsieur Hollande?


Source : http://politique.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/01/30/hollande-sarkozy-traite-europeen-regle-d-or.html

Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 17:28

Le socialiste dit pouvoir réduire la dette de l'Etat, mais son département reste le plus endetté de France. La faute à la droite, selon lui.


Au PS, la primaire tourne au concours du meilleur gestionnaire. Et Ségolène Royal n'a pas résisté à une petite vacherie à l'université d'été de La Rochelle :


« La Corrèze est le département le plus endetté de France. Imaginez ce qu'on dirait si c'était le Poitou-Charentes ? »
François Hollande n'a pas apprécié. Le record est gênant : 1 400 euros de dette par habitant, deux fois plus que la moyenne. François Hollande, président du conseil général, espère pourtant le transformer en argument électoral. Pour démontrer que lui, au moins, n'a pas peur de la rigueur. Il répliquait à La Rochelle :


« J'ai été amené à faire des choix extrêmement difficiles. J'ai été amené à réduire de moitié – de moitié ! – le budget d'investissement du département. Je l'ai fait, et je l'assume. »


Il l'assume d'autant plus que cette dette est d'abord un héritage de la droite. En 2008, lorsque François Hollande s'est emparé de la Corrèze, elle s'élevait à 300 millions d'euros.


« Le département est condamné à emprunter »


Enorme pour un département de 240 000 habitants. Mais le socialiste n'a pas inversé la tendance. La dette atteignait 345 millions d'euros fin 2010. Et elle va continuer à gonfler. La faute, encore, à la droite, assure Gérard Bonnet, vice-président du conseil général en charge des finances :


« Il y a un déséquilibre structurel provoqué par l'augmentation des dépenses sociales et la baisse de l'autonomie fiscale. Le département n'a aucune marge de manœuvre, il est condamné à emprunter. »


Un constat partagé par tous les conseils généraux, de gauche comme de droite. L'Etat leur a transféré des compétences comme la gestion du RSA. Et en supprimant la taxe professionnelle, il ne leur a laissé qu'un seul levier fiscal : la taxe foncière.


Le problème, c'est que François Hollande s'est engagé à ne pas l'augmenter. Il n'a pas touché non plus aux budgets du sport, de la culture ou des aides aux communes. Pour l'instant. Sans aide de l'Etat, admet Gérard Bonnet, il faudra revoir la taxe foncière et « les compétences non obligatoires » du département.


Cette année, la Corrèze plafonnera ses investissements à 50 millions d'euros. Moitié moins que la droite, effectivement, mais aussi que sous la première année pleine de la mandature de François Hollande : en 2009, son « plan anti-crise » pour soutenir l'économie locale a coûté cher. Désormais, il n'est plus question de nouvelles routes. Juste de reboucher celles qui en ont vraiment besoin.


Des ordinateurs offerts à tous les collégiens


Le discours est volontariste, mais jusqu'ici, François Hollande pratique une rigueur tout en douceur. « Au conseil général, il n'a pas touché aux avantages du personnel, mais il n'en a pas accordé d'autres », résume ainsi Dominique Borie, responsable FO. « C'est un fin négociateur. »


Autre exemple de cette austérité pleine de diplomatie : à la rentrée 2010, les parents d'élèves ont reçu un courrier signé François Hollande leur garantissant le maintien de transports scolaires gratuits... mais leur demandant de signer et lui renvoyer un « engagement d'utilisation des transports », pour mettre fin à leur sous-utilisation. Aucune sanction n'était évoquée : la moitié des destinataires n'a pas jugé utile de répondre.


Impossible, pourtant, d'imprimer sa marque sans dépenser. La grande fierté de François Hollande, c'est l'opération « Ordicollèges » : un portable offert à tous les élèves de 5e, 4e et 3e... et un iPad pour les 6e. Un budget de 1,5 million d'euros par an. « L'impact est limité », assure Gérard Bonnet. « Ça correspond au budget de 500 mètres de route. »


Michel Paillassou, maire (UMP) d'Egletons et un des leaders de l'opposition au conseil général, rétorque :


« C'est plus une politique gadget qu'une véritable politique structurante. C'est bien pour les gamins, mais tous les collèges ne sont pas équipés en wifi... Et c'est du matériel chinois, il n'y a aucun retour pour nos entreprises. »


François Hollande ménage pourtant l'électorat de droite. Quand un rapport alarmiste de la chambre régionale des comptes met en cause le musée Chirac de Sarran, le socialiste souligne les économies déjà réalisées et assure que, même avec 52 000 entrées l'an dernier, l'endroit est une des fiertés corréziennes. Peut-être parce qu'il espère lui-même, un jour, laisser au département un musée présidentiel portant son nom...

 

Source : http://www.rue89.com/2011/09/06/dans-sa-correze-endettee-hollande-choisit-la-rigueur-douce-220779

Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 16:54

Bruno Beschizza, Secrétaire National de l’UMP, dénonce les « engagements pour la France » du candidat François Hollande. Ces propositions montrent que la ville rêvée par François Hollande, petit paradis socialiste, sera un cauchemar pour nos compatriotes.

François Hollande pour construire cette ville nouvelle propose le « renouvellement urbain », mais oublie de préciser comment il le finance. Que fait-il du bilan de l’ANRU qui a investi plus de 12 milliards d’euros depuis 2004 dans certains quartiers.

Cette ville socialiste sera façonnée par une loi SRU passant de 20 à 25% de logements sociaux avec son corollaire de sanctions accrues pour certaines villes, et de critérisation pour d’autres. Ainsi la paupérisation de certaines villes accentuera une certaine ghettoïsation.

Aussi au lieu de motiver les jeunes de ces quartiers par les études, le mérite et le travail, pour qu’ils gravissent les échelons de la vie sociale, François Hollande leur propose de bénéficier de 150 000 emplois subventionnés en CDD. Avec le projet de François Hollande, les jeunes des quartiers seront donc définitivement prisonniers de leur situation spatio-sociale.

Cette étape achevée, il régularisera les étrangers et leur donnera le droit de vote en adoptant une laïcité adaptée à l’épanouissement du communautarisme (horaires de piscine à la lilloise pour les jeunes filles musulmanes, et prières de rue comme dans le XVIIIème arrondissement...).

Enfin, la fin des peines planchers confortera les délinquants multi-réitérants dans leur sentiment d’impunité. Le retour de la culture de l’excuse sera souligné par l’obligation pour les policiers et gendarmes de justifier tout contrôle d’identité, sous peine de subir, eux, le délit de faciès.

Bien évidemment, François Hollande a encore savamment évité de nous dire quel était son point de vue sur la légalisation des stupéfiants alors que l’ensemble de ses alliés de gauche le prône. Propose-t-il toujours comme durant les primaires une dépénalisation au niveau européen ?

Source : http://www.u-m-p.org/actualites/espace-presse/la-ville-revee-par-francois-hollande-le-petit-paradis-socialiste-48902601

Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 08:12

Nous n'avons pas attendu les grandes phrases de François Hollande pour changer le visage des quartiers. François Hollande parle d'"immeubles indignes". Nicolas Sarkozy a poursuivi des chantiers de rénovation urbaine spectaculaires. Ces programmes sont à l'initiative de gouvernements de droite. Plus de 40 milliards d'euros de crédits ont été débloqués pour faire émerger des quartiers plus beaux, plus confortables, plus humains. Mais l'équipe dirigeante du PS a-t-elle vraiment remis les pieds dans les quartiers depuis 5 ans ?

François Hollande propose une personnalisation des suivis dans les quartiers. C'est la révolution qu'a instaurée Nicolas Sarkozy il y a maintenant 5 ans. Alors que la gauche a un passif d'assistanat et d'égalitarisme, le Président a choisi de se concentrer sur ceux qui en avaient le plus besoin. Grâce au programme de réussite éducative qui a aidé plus de 500 000 enfants en 5 ans, il a réussi à faire mieux en dépensant moins. Cette nouvelle démarche est si bien reconnue sur le terrain que François Hollande veut s'en attribuer l'idée.

Mais très vite, le naturel socialiste reprend le dessus. Le candidat s'enferme dans les déclarations floues et imprécises : "aucun jeune entre 16 et 18 ans ne sera laissé sans solution". Quel sens peut avoir cette déclaration de la part de quelqu'un qui refuse de remettre en cause le collège unique ? Et il persiste, avec la création de 60 000 postes dans l'enseignement ou dans les forces de sécurité, à faire des effets d'annonce totalement déconnectés de la réalité budgétaire du pays. En éludant le poids des contraintes budgétaires, on ment délibérément aux Français.

 

 

Salima Saa
Secrétaire Nationale de l'UMP

Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 07:43

MARIE-ANNE-MONTCHAMP Le Parti socialiste, jamais lassé par l’excès de démagogie, s’en prend à nouveau au bilan du gouvernement et de la majorité en matière de handicap.

C’est un véritable déluge de contre-vérités qui nous a été asséné par la gauche à l’occasion de la journée internationale des personnes handicapées.

Le gouvernement supprimerait des postes pour l’accompagnement des enfants handicapés scolarisés, alors que le nombre d’AVS (auxiliaires de vie scolaire) a doublé entre 2007 et 2010. A la rentrée 2011, ce sont 2000 assistants de scolarisation qui ont encore été recrutés.

4 500 le seront en 2012, 7 200 en 2013.

A les entendre, rien ne serait fait pour favoriser l’insertion professionnelle des personnes handicapées ! Pourtant, grâce à la mobilisation de notre majorité, le nombre d’entreprises n’employant aucun travailleur handicapé a baissé de 93% entre 2008 et 2010. Quant à nos compatriotes handicapés qui ne peuvent travailler en milieu ordinaire, le Président de la République a annoncé en 2008 la création de 10 000 places supplémentaires en ESAT. En juin 2011, ce sont encore 3 000 places en entreprises adaptées qui ont été annoncées.

M. Hollande et son équipe s’autorisent même à nous donner des leçons sur l’accessibilité. Faut-il leur rappeler que l’objectif de l’accessibilité de tout pour tous en 2015 est contenu dans la loi du 11 février 2005, qu’ils ont oublié de voter !

Par contre, le parti socialiste se garde bien d’évoquer la question des ressources des personnes handicapées. Il n’aurait pu que souligner l’augmentation sans précédent de l’allocation adulte handicapé, revalorisée de 25% en 5 ans malgré la crise économique, et avec elle, l’attention portée par le Gouvernement aux plus fragiles de nos compatriotes.

Sur un sujet si grave, on serait en droit d’attendre un peu plus d’honnêteté d’un parti qui se prétend de gouvernement !

Marie-Anne Montchamp
Conseillère politique de l'UMP

Source : http://www.u-m-p.org/actualites/espace-presse/handicap-la-gauche-ou-lhypocrisie-vertueuse-4186512

Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 09:34

1/ Le PS et les Verts sacrifient l’intérêt général sur l’autel des alliances électorales
Avec la fermeture de 24 réacteurs contre l’assurance pour les Verts d’avoir « 25 députés » en cas de victoire de la gauche, les Verts ont clairement passé un troc de 1 député pour 1 réacteur nucléaire fermé.

2/ Fermer 24 réacteurs nucléaires, c’est 50% de hausse sur la facture d’électricité

3/ Fermer 24 réacteurs, c’est acter un gigantesque plan social

En supprimant 24 réacteurs, ce sont donc 8500 emplois directs qui sont supprimés et selon EDF 400 000 emplois directs et indirects sont menacés par le plan de réduction. Au total, dans le marchandage PS-Verts, 1 siège de député Vert coûte 16500 emplois !

4/ Fermer 24 réacteurs, c’est fragiliser l’une de nos filières industrielles d’excellence

5/ Fermer 24 réacteurs, c’est augmenter le réchauffement climatique
- Ne nous servons pas de Fukushima pour oublier Kyoto ! La France n'émet qu’1,6 tonne de carbone par habitant, contre 2,2 pour l'Union européenne, grâce au nucléaire.
- Les énergies renouvelables ne pourront à elles seules compenser l’arrêt de 24 centrales, nous devrons acheter du fioul et du charbon : cela augmentera nos émissions de gaz à effets de serre jusqu’à 50%.

6/ Fermer 24 réacteurs, c’est renoncer à notre indépendance énergétique
- En renonçant à 25% de nucléaire, nous serons obligés d’acheter pour environ 7 milliards d’euros d’électricité par an à l’étranger.

Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 18:49

com111111 Message de M. le Président de la République

à l’occasion de l’hommage de la Nation aux soldats Morts pour la France

 

Il y a quatre vingt dix ans, au petit matin du 28 janvier 1921, dans le silence qui incarnait à lui seul le deuil de tout un peuple, le Soldat inconnu était inhumé sous l’Arc de Triomphe. La République consacrait le monument élevé aux victoires de la Révolution et de l’Empire à la dépouille d’un simple soldat tombé au cours du conflit le plus meurtrier de toute notre Histoire.

A travers lui, la France rendait donc hommage à tous ceux qui comme lui avaient sacrifié leur vie sur tous les champs de batailles de la Grande Guerre.

Au fil du temps, les morts de la Seconde Guerre mondiale, d’Indochine et d’Afrique du Nord furent à leur tour honorés sous l’Arc de Triomphe, mais le 11 novembre est resté une journée consacrée au seul souvenir des soldats tombés au cours de la guerre de 14-18.

La disparition du dernier combattant du Premier conflit mondial, le 12 mars 2008, et la perspective des manifestations, qui commémoreront dans deux ans le centenaire de la Grande Guerre, impliquaient de faire évoluer la portée symbolique de la journée nationale du 11 novembre.

La pérennité du culte qui est rendu quotidiennement sur la place de l’étoile au souvenir du Soldat inconnu, incarnation même du sacrifice du combattant, permet d’établir une filiation directe entre les différentes générations du feu. C’est le même sang, celui d’une même Peuple, qui a été, à chaque fois, versé pour la France et ses valeurs. Que nos soldats soient nés sur le sol de notre pays ou aux confins de nos anciennes colonies, ils sont les enfants d’une même France, les soldats d’une même République à laquelle ils ont fait le don ultime, ce don sur lequel personne ne peut jamais revenir, celui de leur vie.

Ces vies ont été données pour que la France demeure et pour que la République perdure. Quel que soit le lieu, quel que soit le moment de notre Histoire, ce don est sacré et il mérite le même hommage, la même reconnaissance, la même ferveur. La mort au service de la France ne fait pas de différence. Le champ d’honneur est de toutes les guerres et de tous les conflits qui ont impliqué notre pays.

C’est pour cette raison que désormais, chaque 11 novembre, tous ceux qui ont donné leur vie pour la France, que ce soit pour la défense de la Patrie ou lors des opérations extérieures auxquelles notre pays participe, seront également associés à cet hommage solennel de la Nation.

Aujourd’hui, en ce début de XXIème siècle, nos troupes sont engagées en Afrique, au Proche-Orient, en Afghanistan et des soldats continuent à tomber sous le drapeau Français pour que notre drapeau, lui, jamais ne tombe.

Il est juste et légitime que ces soldats rejoignent désormais dans la commémoration ceux qui les ont précédés dans le sacrifice au cours du XXème siècle, au service de notre destin et de nos valeurs, pour que vive la République et que vive la France.

 

Nicolas SARKOZY

Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 22:11

Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 07:57

FAMILLE, PATRIE

 


Le 26 octobre 1916, à Jarnac, en Charente, Yvonne Lorrain donne le jour à son deuxième enfant, François. Yvonne et son mari Joseph Mitterrand auront cinq enfants. Après la naissance du dernier, Joseph prendra sa retraite anticipée d'agent de la Compagnie des chemins de fer Paris-Orléans. Il va diriger la vinaigrerie de son beau-père et sera même rapidement président de la Fédération des syndicats de fabricants de vinaigre de France.
En Charente, dans la région de Jarnac, ce sont les cognacquiers qui tiennent le haut du pavé. Même si l'affaire de Joseph Mitterrand subvient aux besoins familiaux, François vit très mal la condescendance manifestée par la bourgeoisie des producteurs de cognac à l'égard des vinaigriers. Plus tard, il préférera " oublier " les activités commerçantes paternelles pour se dire " fils de cheminot ", origine plus conforme à son image d'homme de gauche.
Chez les Mitterrand, on est furieusement patriote, très catholique et l'on considère comme progressiste de rester malgré tout fidèle à M. Poincaré ou à M. Doumergue, ces présidents d'une République consommée avec modération.
Au collège Saint-Paul d'Angoulème, François devient membre de la JEC, structure étudiante de l'action catholique, suivant cette voie de droite qui, pour sa famille, n'est que le droit chemin.
Les Mitterrand évoluent dans un monde où ils font figure de modérés. Certains des amis du clan, comme le colonel Moreau, vilipendent la République, les politicards et tout ce qui contribue à affaiblir le sentiment national; d'autres, comme les Bouvyers, rêvent d'en découdre avec les socialistes, les bolcheviques, tous ces apatrides qui gangrènent la société française. Jean, ami de François, l'un des fils Bouvyers, adhéra très jeune à l'organistation d'extrême droite des Camelots du roi et participa en juin 1937 à l'assassinat des frères Rosselli, antifascistes installés en France, dont le comte Ciano, gendre de Mussolini, commandita l'exécution.
François Mitterrand était le chouchou des parents de ses amis. Souvent cité en exemple, il est l'image presque idéale, du << bon jeune homme >>.
Lorsqu'il monte à Paris, François Mitterrand prend pension dans une des ces institutions religieuses qui sont la providence des provinciaux. Situé au 104 de la rue de Vaugirard, cet établissement, nommé Réunion des étudiants dispense un peu de nourriture spirituelle, complément d'études universitaires rigoureusement laïques.

 

CROIX DE BOIS, CROIX DE FEU

 


Arrivé à Paris dans le climat quasi insurrectionnel qui à suivi les émeutes du 6 février 1934, organisées par les groupes d'extrême droite, François Mitterrand se passionne pour le combat que mènent ces gens proches du milieu qu'il fréquentait dans sa chère province. Inscrit à la faculté de droit et à Sciences-po, l'étudiant modèle fréquente naturellement le Front national (regroupant les mouvements de droite). Toutefois, il apprécie assez peu les leaders dont la verve populacière fait délicieusement frissonner la bourgeoisie.
Le colonel de La Rocque et ses Croix-de-Feu sont infiniment plus convenables que les Camelots du roi, groupe factieux ayant juré d'en finir avec la République, la Gueuse. Le Colonel de La Rocque est le vrai héros de ceux qui pensent qu'on peut en finir avec l'anti-France, les socialistes et autres crypto-communistes, sans pour autant se lancer dans une guerre civile. Les Croix-de-feu font partie de cette extrême droite que l'on peut recevoir au salon sans faire sortir les dames. François Mitterrand adhère au mouvement de jeunes des Croix de Feu, il devient Volontaire national au 3ème secteur.
Si l'étudiant catholique estime qu'il est nécessaire de s'engager dans un groupement politique aux côtés des vieux briscards de la droite nationale, il n'en est pas moins sensible au charme féminin. Ce jeune homme est tombé sous le charme d'une jolie lycéenne, Marie-Louise Terrasse. Leur première rencontre eut lieu au bal de l'École normale supérieure.
Marie-Louise, qui a quinze ans, est au lycée en classe de 3ème. Son frère normalien l'a entraînée dans cette soirée où François Mitterrand avait également été invité. A peine arrivé, François remarque la superbe chevelure blonde de Marie-Louise, qui lui tourne le dos. Elle se retourne, il reste cloué sur place. L'amour l'a foudroyé, cette passion hantera ses jours. Marie-Louise Terrasse sera beaucoup plus connue des téléspectateurs français quelques années plus tard sous le pseudonyme de Catherine Langeais.

 

LA GRANDE ÉVASION

 
Lorsque la guerre éclate, il est sergent au 23ème régiment d'infanterie coloniale.
Revenu en France, s'étant " remplumé "chez des amis, les Lévy-Déplat, à Saint-Tropez, il reçoit un appel de Vichy, le siège du gouvernement du maréchal Pétain où il compte de nombreux contacts, pour la plupart des amis de la famille. C'est son milieu, son monde, que François Mitterrand retrouve à Vichy. Le colonel Cahier, beau-père de Robert Mitterrand, le frère de François, lui a trouvé un petit emploi à la documentation générale du directoire de la Légion des combattants et volontaires de la Révolution nationale.
C'est Xavier Vallat, ancien député radical, reconverti dans l'extrême droite et l'antisémitisme, qui fonda la Légion pour rassembler la droite nationale autour du maréchal Pétain. Vallat, nommé commissaire aux questions juives en 1941, cédera la place à François Valentin à la tête de la légion, forte d'un million cinq cent mille anciens combattants.
Ancien député nationaliste, anti-Allemands comme la plupart des légionnaires, Valentin basculera dans la Résistance, alors que ses prédécesseurs à la légion, anciens Cagoulards (mouvement clandestin d'extrême droite, responsables de nombreux assassinats), s'enfonceront un peu plus dans la collaboration. François Mitterrand a fréquenté de nombreux Cagoulards, amis de ses amis où lointain parent, comme Eugène Deloncle, lui-même chef de ce mouvement, dont la femme Mercedes est la s¦ur de l'épouse de Robert Mitterrand.
En 1941, Deloncle et ses amis créent la LVF (Légion des Volontaires Français) qui se battra au côté des Allemands contre " l'hydre bolchevique ". En zone libre, Joseph Darnand (héros de la Grande guerre) fonde le Service d'Ordre légionnaire (SOL), troupe de choc chargée de traquer les adversaires de la révolution nationale (gaullistes, communistes, républicains...). En décembre, le SOL est intégré à la légion de François Valentin, un an plus tard, le SOL deviendra la sinistre Milice.

UNE RÉSISTANCE EXCEPTIONNELLE
C'est dans cette ambiance, où s'opposent nationalistes anti ou pro-Allemands que François Mitterrand prend ses modestes fonctions à la Légion. En avril 1942, Pétain rappelle Laval au pouvoir. François Valentin démissionne de son poste et François Mitterrand en fait autant, tout en demeurant farouchement pétainiste. Quelques semaines plus tard, on propose deux postes au jeune chômeur, l'un au Commissariat aux questions juives, l'autre au reclassement des prisonniers. François Mitterrand choisit la deuxième fonction. Il y occupe le poste de " chef de la section presse ".
A la fin du printemps 1943, François Mitterrand reçoit la Francisque, haute décoration maréchaliste.
Le 28 octobre 1944, François Mitterrand épouse Danielle Gouze-Rénal.
Roger Pelat est tombé fou amoureux, quelques mois plus tôt, de Madeleine Gouze-Rénal, la soeur de Danielle. Roger Pelat sera le compagnon de route discret et finalement encombrant de François Mitterrand, tout au long de son existence.
En juin 1946, quand Morland cherche une investiture pour se présenter aux élections législatives, Pelat se démène pour son ami, qui finit par se présenter sous l'étiquette du Rassemblement des gauches républicaines. Ce mouvement est dirigé par le radical Daladier, que François Mitterrand a toujours considéré comme l'un des grands responsables de la défaite de 194O, Daladier étant alors chef du gouvernement.
Le RGR est un de ces partis issus de la IIIème République et le mot gauche se trouve dans son sigle de manière tout à fait anecdotique. Ce parti se trouve à droite sur l'échiquier politique. Le jeune candidat du RGR dans le département de la Seine est largement battu. Il participera en novembre de la même année à un autre scrutin, cette fois dans le département de la Nièvre, avec le soutien d'un parti concurrent, le PRL (Parti Républicain de la Liberté) et le parrainage de l'ensemble des formations de droite. Il est élu dans un département dont il fera sa seconde patrie, bien qu'il n'ait jamais résidé qu'à l'hôtel, Le Vieux Morvan, à Château-Chinon.

 

L'AFFAIRE ALGERIENNE
 

Ministre de l'Intérieur de Pierre Mendès-France, de juin 1954 à février 1955, et Garde des Sceaux du socialiste Guy Mollet de février 1956 à mai 1957, il se trouve confronté à la guerre d'Algérie et choisit son camp.
On le lui reprochera longtemps et seuls ses ennemis de toujours ne feindront pas d'avoir oublié qu'il fut un défenseur de l'Algérie française, préconisant une répression féroce des mouvements insurrectionnels. En septembre 1953, il déclare: "Pour moi, le maintien de la présence française en Afrique du Nord, de Bizerte à Casablanca, est le premier impératif de toute politique".
Le 5 novembre 1954, à la tribune de l'Assemblée nationale, alors que les premiers conflits éclatent, il dira: "La rébellion algérienne ne peut trouver qu'une forme terminale: la guerre".
La chute du gouvernement Guy Mollet et le retour au pouvoir du général de Gaulle mettent fin à la carrière ministérielle de François Mitterrand. Il a alors 41 ans. Il entamera une longue traversée du désert, où son antigaullisme lui tiendra lieu de viatique.
Les élections législatives de novembre 1958 sont très difficiles pour l'ancien ministre, qui doit assumer toutes ses contradictions. Son opposition à de Gaulle le prive d'une partie des voix de l'électorat qu'il avait su se concilier, et les communistes se lancent dans une violente campagne contre l'ancien ministre de l'Intérieur, ancien Garde des Sceaux, qui participa à la répression en Algérie.
Dans cette 3ème circonscription de la Nièvre, où il affronte un candidat Indépendant et paysan, un socialiste (SFIO), qui se maintiendra au deuxième tour, et un communiste, Mitterrand essaie de convaincre les électeurs de droite qu'il est un rempart contre le communisme: "Je puis affirmer, sous le contrôle des Nivernais, que je l'ai fait (le communisme) reculer dans ce département. Je lutterai sans faiblesse pour épargner à la France les horreurs d'une dictature collectiviste". François Mitterrand est battu, il ne lui reste plus que son mandat de conseiller général pour poursuivre une carrière politique.

 

LE FAUX ATTENTAT DE L'OBSERVATOIRE


La nuit du 15 au 16 octobre 1959 sera l'une de celles qui voilent le destin de François Mitterrand d'une lumière glauque. A minuit moins le quart, l'élu de la Nièvre sort de la brasserie Lipp, boulevard Saint-Germain. Il prend le volant de sa 403 pour regagner son appartement de la rue Guynemer. S'apercevant qu'il est suivi, il fait un détour par le jardin du Luxembourg, à la hauteur de l'avenue de l'Observatoire. Il arrête sa voiture, enjambe une haie et se jette à plat ventre dans le gazon. Un rafale de pistolet mitrailleur est alors tirée sur la voiture vide.
Le lendemain, l'affaire est la une de tous les journaux. L'Humanité demande la dissolution des "bandes fascistes", la SFIO est solidaire, Mitterrand est un héros. A quarante-trois ans, l'adversaire du gaullisme devient également victime des ultras de l'OAS, des activistes de l'Algérie française. Trois jours plus tard, un journal d'extrême droite, Rivarol, publie les révélations d'un des agresseurs de François Mitterrand, Robert Pesquet, qui affirme n'avoir eu d'autre commanditaire que Mitterrand lui-même, soucieux de faire remonter sa cote de popularité.
Cette affaire d'attentat bidon est catastrophique pour le sénateur de la Nièvre. Il semble qu'il ait été pris à son propre piège par des hommes exploitant, à l'encontre de leur commanditaire, les effets de cette détestable affaire. Poursuivi pour outrage à magistrat, après la levée de son immunité parlementaire, François Mitterrand bénificiera d'un non-lieu ainsi que ses "agresseurs", à la suite d'une loi d'amnistie en 1966.

PARTI PRIS
L'élection présidentielle, qui suit le départ du Général, consacrera la débâcle des socialistes. Mitterrand cherche un nouveau tremplin et ne sait où se tourner. Il frappe à la porte du PSU, que Michel Rocard, alors secrétaire général, lui claque au nez en raison de son "passé algérien". François Mitterrand ne pardonnera jamais cette attitude à Michel Rocard, qui fera désormais partie du cercle de ses ennemis les plus intimes. Finalement, François Mitterrand n'a plus d'horizon que la vieille SFIO, alors en pleine décomposition.
Guy Mollet, l'inamovible secrétaire général, essaie de ravaler cette façade lézardée en baptisant son mouvement Parti socialiste et cède la place à Alain Savary, qui représente la nouvelle gauche, celle qui ne s'est pas compromise dans l'affaire algérienne. En faisant cela, Guy Mollet a mécontenté Pierre Mauroy qui pensait être le jeune dauphin du vieil homme et Gaston Defferre qui y voit "une machination". Ce seront les deux premiers soutiens de François Mitterrand.
Pour prendre en tenailles le pouvoir du nouveau PS, Mitterrand fait également alliance avec l'aile gauche du parti, le CERES, dirigé par Jean-Pierre Chevènement. François Mitterrand devient l'architecte d'une sorte de conjuration qui, en un an, lui permet de devenir premier secrétaire d'un parti dont il n'a pas encore pris la carte.
Le congrès d'Epinay, en 1971, sacre de justesse un homme qui n'avait jamais vraiment envisagé d'entrer dans "une église socialiste". François Mitterrand apprendra néanmoins la langue et le rituel socialistes avec son aisance coutumière.
Les socialistes souffrent à cette époque de la prééminence électorale du Parti communiste. François Mitterrand a depuis longtemps compris qu'une coalition, où les communistes seraient majoritaires, n'a aucune chance de parvenir au pouvoir et que, d'autre part, il est également impossible d'y parvenir sans les communistes. Comment inverser le rapport de forces tout en se servant du PC comme marchepied pour se hisser au sommet, c'est toute l'équation que va s'attacher à résoudre le nouveau premier secrétaire avec une habileté, un talent exceptionnels.
Un an après le congrès d'Epinay, en 1972, François Mitterrand signe le programme commun avec le PC. En 1974, l'Union de la gauche et son candidat obtiendront 43,2 % au premier tour de l'élection présidentielle. Giscard d'Estaing bat François Mitterrand de quelques décimales seulement. Néanmoins, en 1977, l'Union de la gauche vole en éclats et, en 1978, la droite gagne largement les législatives. Rocard semble s'imposer comme candidat du P.S.

LE PRÉSIDENT
Une fois de plus, François Mitterrand remonte la pente et, en 1979, au congrès de Metz, il bat Michel Rocard. En 1981, à 64 ans, il se présente une nouvelle fois à la présidence de la République.
Les nationalisations seront effectuées et l'Etat acquiert 100 % des actions des entreprises concernées, alors que Jacques Delors et Michel Rocard souhaitent qu'il n'en contrôle que 51 %.
En 1982-1983, les révisions seront déchirantes et irréversibles. La réalité internationale a imposé ses lois et les gouvernements qui succéderont à celui de Pierre Mauroy reverront à la baisse les ambitions sociales des premiers mois de l'exercice du pouvoir. Les promesses formulées avant 1981 ne seront jamais rappelées, personne n'y songe, une sorte de pragmatisme consensuel s'établit. Les années de cohabitation symboliseront ce nouveau "réalisme".
Ce qui fonda l'idéologie de la gauche disparaît et François Mitterrand entérine ce changement de cap, l'inscrivant dans l'Histoire comme une fatalité. Le lien entre progrès technique et progrès social a été rompu définitivement, croissance ne rime plus avec emploi, et l'écart entre les revenus financiers et salariaux ne cesse de se creuser. François Mitterrand appose l'estampille socialiste à un libéralisme de fait et ôte peu à peu sa substance au mouvement qui l'a porté au pouvoir.

 

DIALOGUES AVEC LA POSTÉRITÉ


Les ministres des Finances socialistes ne cessent de donner des gages de bonne gestion aux adversaires de jadis et finissent par convaincre le monde des affaires de leur capacité à gérer un système qu'ils condamnaient et dont ils s'efforcent d'assurer la prospérité. Une partie du gouvernement socialiste fait sienne une certaine idéologie du "gagneur", dont le Tapisme est sûrement la caricature la plus évidente.
La société bougea et la classe politique n'accompagna que faiblement ce changement, n'en prenant pas la mesure, clopinant derrière l'évolution, feignant de la devancer. Ce décalage semble s'être inscrit durablement.
Si le mitterrandisme a su se concilier le monde des affaires, les "affaires", elles, mettent en lumière une dérive du pouvoir dont la gauche souffrit terriblement, ayant, pendant près d'un siècle, fait de la morale politique un de ses arguments les mieux compris. Les amis du Président deviennent les cibles de la justice, son entourage quitte la chronique politique pour passer en page faits divers.
François Mitterrand défend ses amis bec et ongles. Malgré l'incompréhension et l'intense émotion qui suivent la révélation de ses relations avec René Bousquet, l'un des organisateurs de la Rafle du Vel'd'hiv, il ne reniera pas ce lien éminemment suspect
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source : http://home.nordnet.fr/rprlille/index.shtml#Sommaire

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