Entretien
Yves Loric et Georges de Kerangat,
Conseillers municipaux d'opposition.
Ils se démarquent des trois autres opposants, Michel Burban, Jelle Lemaître et Marie-Claude Rouillard.
Vous dénoncez « le manque de dialogue » avec les habitants de Cléherlan, au sujet du projet d'une nouvelle déchèterie. Pourquoi ?
C'est un projet à l'étude, que les riverains ont appris par voie de presse. Comme il est communautaire, le maire les a toujours renvoyés vers le vice-président du pays en charge du dossier, François Hervieux, qui les a rencontrés.
Les Questembertois méritent d'être écoutés par le maire et président de la communauté de communes. D'autant qu'une déchèterie entraîne des nuisances : la circulation de poids lourds et de véhicules, le bruit, la dévaluation immobilière et foncière.
Vous dites que ce projet serait situé sur un terrain qui était « destiné à un projet phare » ?
C'est ce qui était annoncé sur le blog du maire, pour l'aménagement de la zone Cléherlan-la Gare. Le pays de Questembert a acheté douze hectares à la société Evialys (ex-Guyomard), car il « n'en voyait pas l'utilité pour le développement de l'entreprise ». Comment peut-on tenir un tel discours ?
On parle d'une déchèterie à l'ouest de cette zone et de la construction du siège de la communauté de communes à l'est, au lieu d'une façade plus commerciale vers la gare. Cela ne va pas développer Questembert. Les entreprises apportent de la taxe foncière, des emplois. Il faut se donner les moyens de les accueillir.
Pourquoi estimez-vous que l'investissement prévu au camping de Célac est « à fonds perdus » ?
Le camping est déficitaire depuis 2007. Sur mon idée, une commission s'est réunie en août et septembre pour étudier la situation du camping. On a pris les avis des campeurs. Des travaux ont été évoqués pour lesquels j'ai émis des réserves.
Le conseil municipal a décidé d'engager 150 000 € de travaux, sans savoir si cet investissement est rentable, sans étude des besoins ni des attentes. Comme pour beaucoup de choses, il y a un manque de vision d'avenir, de débat et de concertation.
Ce sont des mots que vous employez souvent. Avez-vous un exemple plus précis ?
Oui. La commission économie (où siège Yves Loric) avait décidé à l'unanimité de ne pas soumettre le vote de la communauté de communes sur le projet d'abattoir, à Sérent, tant qu'il nous manquait des réponses à des questions. Nous n'avions pas nos réponses, mais le vote a lieu. À quoi servent les commissions ?
Recueilli par
Christine BAUCHEREL.