"Humiliante et indigne." Après l'agression du président de Rennes 2 mardi, la classe politique locale multiplie les condamnations. Marc Gontard, lui, a porté plainte ce mercredi en fin d'après-midi.
Marc Gontard, le président de l'université de Rennes 2, victime d'une agression mardi, a porté plainte au commissariat rennais, ce mercredi en fin d'après-midi. Ses collègues, présidents des
autres universités, l'ont assuré de leur soutien.
De son côté, la classe politique locale multiplie les réactions. En fin d'après-midi, le maire de Rennes, Daniel Delaveau (PS) s'est fendu d'un communiqué où il apporte "tout son soutien" au président Gontard après cette agression qu'il juge "inqualifiable".
"Avec les enseignants, l'ensemble du personnel de l'Université, avec tous les Rennais et toutes les personnes attachées à la qualité du service public de l'enseignement supérieur, nous condamnons
avec la plus grande fermeté ces comportements, faits de quelques éléments totalement irresponsables et qui n'ont rien à voir avec l'Université", assure le maire de Rennes.
"Militants d'extrême gauche et autres anarchistes"
Même son de cloche du côté de Bruno Chavanat (UMP). Le leader de l'opposition municipale estime que "les agressions physiques sont révélatrices de l’état d’esprit de leurs auteurs, toujours
enclins à préférer l’intimidation plutôt que le respect des personnes, la violence plutôt que le débat, les méthodes guerrières plutôt que les valeurs de l’esprit".
Bruno Chavanat appelle "tous ceux qui considèrent que l’université est une des premières richesses de Rennes à le dire en cette occasion. Pour que le monde universitaire sache que les Rennais
refusent les provocations de ceux qui, sous couvert de luttes politiques, n’ont pour objectif que de déstabiliser l’Université".
Enfin, la fédération UMP d’Ille-et-Vilaine "condamne", elle aussi, "avec fermeté l’agression humiliante et indigne dont il a fait l’objet hier."
L'UMP indique que cette agression est "révélatrice des buts politiques poursuivis par les militants d’extrême gauche et autres anarchistes à l’Université. S’en prenant ainsi à son dirigeant,
c’est à l’institution universitaire et au Savoir que les agresseurs s’en sont pris. Les auteurs de cet acte souhaitent détruire l’Université et à travers elle atteindre la société libre et
éclairée qu’ils combattent sans relâche."
source : http://www.lemensuelderennes.fr/article/actualite/lopposition-municipale-denonce-lagression-du-president-de-rennes-2/index.html