L’été approche. C’est la saison des festivals de théâtre et de cinéma et le Parti socialiste semble bien décidé à ouvrir la saison.
Martine AUBRY et ses “amis” l’ont fait avec brio vendredi 24 avril à Toulouse, à grand renfort d’appels au vote sanction, de démagogie et de contre-vérités.
Deux incohérences, relevées parmi tant d’autres, entre les discours tenus à Toulouse et l’action conduite à Bruxelles :
- Le PS appelle à voter le 7 juin prochain contre le Président de la Commission Européenne, José-Manuel BARROSO, jugé trop libéral sur le plan économique. Elle oublie de préciser que la voix de ce dernier au sein de la Commission Européenne n’a pas plus de poids que celle des autres commissaires, et que le Commissaire européen, chargé de l’économie depuis cinq ans, est un socialiste espagnol, Joaquin ALMUNIA.
Alors il y a deux vérités au Parti socialiste ?
Une sur scène et l’autre dans la vraie vie ?
- Le PS appelle également à sanctionner le Président de la République alors qu’on constate que le chômage a progressé en un an, en France de 22%, en Espagne de 107 %, en Grande-Bretagne de plus de 30 %. Ces deux derniers Pays qui résistent moins bien que nous à cette terrible crise sont pourtant dirigés par la gauche et appliquent les politiques prônées par Martine AUBRY. C’est même à Madrid qu’a été lancé LE MANIFESTO du PSE en décembre dernier.
C’est à l’issue de la crise que nos concitoyens pourront juger mais on croit rêver lorsqu’elle se présente comme une alternative crédible. Les mises en scène ne pèsent pas lourd face à la réalité des gestions de gauche des conséquences de la crise.
La réalité, c’est que les socialistes français sont isolés en Europe. La vérité, c’est que les Gouvernements socialistes, au Portugal, en Angleterre ou en Espagne soutiennent José-Manuel BARROSO et qu’il vient de saluer la présidence française de l’Union européenne comme un “modèle” dont il souhaite s’inspirer.
Là encore, la mise en scène fait couac et le costume de scène de Toulouse fait tâche à Bruxelles.
La période que traverse notre pays interdit ce type de gesticulation. L’enjeu des élections du 7 mai est clairement ailleurs, il réside dans ce que nous sommes capables de mettre en œuvre pour préserver l’emploi, notre modèle social et notre économie dans un monde en crise.
Aujourd’hui, seule la majorité présidentielle a su apporter des réponses crédibles et cohérentes
Source : http://www.bechu-europe.eu