François Fillon, Premier ministre.
Mais, assure le Premier ministre dans un entretien mercredi aux Echos, l'Etat mettra tout en oeuvre
pour les préserver de la faillite.
"La crise à laquelle nous sommes confrontés est sérieuse puisque nous avons une crise financière équivalente à celle de 1929 qui se cumule avec un choc pétrolier proche de celui de 1973",
juge-t-il.
"Les risques de propagation de la crise à l'ensemble du système financier sont réels, mais
assure François Fillon, "s'il devait y avoir un incident sur un établissement français, on le traite là maintenant, tout de suite."
"Nous ne nous interdisons aucune solution. Si une banque française a des difficultés, l'Etat peut faciliter son adossement, prendre une participation comme nous l'avons fait avec Alstom et hier
avec Dexia. Nous nous donnerons les moyens d'empêcher un sinistre financier majeur. Il n'y aura pas de faillite", insiste le chef du gouvernement.
Il regrette que l'opposition ait rejeté son appel à "l'unité nationale". "Quand on est dans une tempête, un peu de cohésion nationale ne nuit pas."
Face à la hausse du chômage, François Fillon déclare : "Nous ne nous sommes jamais interdit de relancer les contrats aidés au cas où la situation de l'emploi se
tendrait". Selon lui, "la remontée actuelle du chômage est liée à la conjoncture".
Malgré la remontée du nombre des demandeurs d'emploi, François Fillon estime aussi qu'il "n'y a pas de raison de différer la baisse progressive des cotisations d'assurance
chômage". "J'observe d'ailleurs que le Medef, après y avoir été très hostile, ne la rejette plus a priori", déclare-t-il dans le quotidien économique.