L’année passée, les Caisses bretonnes d’allocations familiales ont versé 400 € par mois à chacun des 503.000 ménages allocataires. Ce montant est en augmentation de 3,1 % par rapport à l’année
précédente.
Le premier poste de dépense des caisses d’allocations familiales (Caf) reste l’entretien des enfants, les traditionnelles « allocs ». Mais la deuxième place est désormais occupée par la naissance
et l’accueil du jeune enfant, qui a progressé de 6 % et a relégué, pour la première fois, le logement au troisième rang. Cette évolution, liée à l’augmentation du nombre des naissances, est plus
forte en Bretagne qu’en France où elle a été de 5 %. Les chiffres des Caf reflètent d’autres évolutions, comme la baisse constante des familles nombreuses. Elles représentent désormais 31 % des
ménages allocataires, contre 33 % en 2000. Les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses (+0,6 % en un an) quoiqu’elles soient moins fréquentes en Bretagne (20 % des familles contre
25 % en France). La part des divorces et des séparations diminue tandis que celle des célibataires augmente pour atteindre 41 %. On se marie de moins en moins...
Moins de Rmistes
Ces familles monoparentales sont particulièrement touchées par la pauvreté. 55 % d’entre elles sont en dessous du seuil de bas revenu établi par la Caf (871 € par mois, prestations comprises) et 19 % sont à peine au-dessus. Il s’agit pourtant d’une population comptant peu d’inactifs (seuls 10 % sont au chômage), mais la plupart sont des « travailleurs pauvres », occupant des emplois précaires et à temps partiel. Le nombre de bénéficiaires du RMI est traditionnellement faible en Bretagne : il représente 41 % des minima sociaux versés alors qu’il est de 52 % en France. Il a baissé l’an dernier de 8,7 % (- 8 % en France). Mais certains secteurs ont connu une augmentation sensible (Fougères, Guingamp, Ploërmel).