Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 08:15

Crise bancaire aux Etats-Unis : quid des répercussions sur l’Europe ?

A la question de la répercussion de la crise bancaire américaine sur l’Europe et plus précisément sur la France, Patrick Devedjian a précisé que « l’Europe a un système bancaire prudentiel plus fort, plus rigoureux et moins audacieux », ce qui freine les risques d’effet de chaîne que l’on constate aux Etats-Unis.

Patrick Devedjian a salué le « pragmatisme » des Américains qui agissent sans idéologie en réinjectant des crédits pour limiter la crise. Les deux établissements en difficulté ont été nationalisés.

A cette occasion, le Secrétaire Général a rappelé qu’« il était temps d’avoir une réflexion sur les taux d’intérêt de la Banque Centrale Européenne (BCE) et le différentiel qui existe entre la BCE et la Fed américaine, véritable frein à notre croissance » : « Au moment où l’inflation recule, la baisse des taux d’intérêt serait une bonne chose ».

Le Secrétaire Général a plaidé en faveur d’un programme d’industrialisation et de développement des pôles de compétitivité renforcés.

Il a également souligné que le crédit d’impôt recherche, véritable outil de développement industriel, produit des effets non négligeables : « Dorénavant, les industriels n’envisagent plus de délocaliser leur recherche, il faut maintenant aller chercher de nouveaux partenaires économiques à l’étranger ».

Frédéric Lefebvre a de son côté évoqué la mise en place du bouclier fiscal ainsi que le soutien des PME grâce à l’ISF comme des outils qui ont permis à la France d’amortir la précédente crise américaine. Il appelle l’Europe à se mobiliser dans des secteurs innovants pour regagner très vite des points de croissance.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés