La direction du groupe volailler Doux, situé à Châteaulin (Finistère), a annoncé aux représentants du personnel l'ouverture d'une procédure d'information et de consultation relative à un projet de nouvelle organisation industrielle de son activité « frais » en France.Plus précisément, face à d'importantes pertes, le leader européen de la volaille (1,517 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2007) va fermer trois de ses sites de production.
Le Morbihan est particulièrement touché avec deux usines concernées par ce projet de « rationalisation et de renforcement de la productivité ».
Ainsi, à Locminé, où Doux possède depuis très longtemps une unité dédiée à l'abattage et à la découpe de dindes. Celle-ci emploie 451 personnes, dont une majorité dans des emplois peu qualifiés,
avec une proportion non négligeable de couples travaillant dans cette même usine. Egalement à Pleucadeuc, concernant la branche Canard où 60 personnes serait touchées.Les anciens et nouveaux
Maires Jo Briend et Alain Launay sont sous le choc.
Certes la crise de la volaille n'est pas une suprise chez les professionnels, les salariés et les élus. Le choix de gestion de la société Doux de restructurer se justifie probablement afin de
maintenir une production française là où tout pourrait disparaître au Brésil. Pleucadeuc pourra peut être récupérer une partie de l'activité dinde de Locminé reconcentrée sur un même site. En
revanche, les méthodes pratiquées par le groupe doivent être critiquées. Les salariés, l'Etat et les élus n'ont été prévenu que très tardivement voire après la presse. Les perspectives de
reclassement sont diffuses et la direction se retrenche derrière le volet procédurier du droit du travail. Et la dimension humaine des choses passe à la trappe...alors que le drame du chômage est
là.
Source : http://francois.gueant.blogpremium.com/2008/Juillet/15/tempete_sur_le_groupe_doux.html