Info National

Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 08:30

Edito OUEST FRANCE par François Régis HUTIN

« La France est, parmi les grands pays, celui qui a le plus régressé sur le plan industriel : depuis la fin des années 1990, la production a reculé de 10 %, l'emploi de 20 %. Sa part de marché dans le commerce mondial est passée de 6,5 % à 3,7 %. Le nombre d'entreprises exportatrices, de 110 000 à 91 000 (contre 245 000 en Allemagne et 200 000 en Italie...) » (1).

Après un tel constat, faut-il en rajouter ? Pourtant, encore une information : quand Singapour, au revenu équivalent, connaît une croissance de 18 %, la France n'arrive qu'à 0,6 %... En Asie, le taux de pauvreté commence à régresser dans les pays émergents. Il est à moins de 6 % en Malaisie, d'à peine 1 % à Taïwan contre13,4 % en France.

Pardon pour tous ces chiffres, mais ils permettent de prendre conscience du recul de notre pays en de nombreux domaines. Nous ne pouvons plus continuer à nous voiler la face, à donner des leçons au monde, tout en nous enfonçant, les yeux fermés, dans la spirale d'un déclin qu'il est pourtant urgent d'enrayer.

Or, que voyons-nous ? Des grèves qui, selon Michel Godet, « coûtent chacune 400 millions d'euros par jour, l'équivalent d'un bouclier fiscal au bout d'une journée et demie ». « Il faut arrêter cette histoire, ajoute l'économiste. La France est en train de se transformer en Grèce » (2). On ne peut donc pas croire une seconde que la grève puisse nous aider à freiner notre chute. Elle l'accélère et, au bout du compte, ceux qui tentent d'en sortir par ce moyen aggravent la situation du pays et donc la leur.

Quand on voyage un peu, ne serait-ce que quelques heures sur le port de Hambourg, par exemple, on est impressionné par l'activité incessante du deuxième port de conteneurs du monde. Il en traite 9 800 000, contre seulement 850 000 à Marseille.

Ne parlons pas de Rotterdam, qui totalise le même trafic que l'ensemble des ports français, en recul. Leur part de marché en Europe était de 17,8 % en 1989 pour 13,9 % en 2006. Nos ports, pourtant, sont en grève. À Marseille, plus de cinquante navires attendent en rade. Les clients ont le tournis : escales annulées, conteneurs détournés sur les ports étrangers du Nord, des centaines de millions d'euros perdus. Le raffinage français est en sale position. Du jamais vu depuis des années (3).

Inventer autre chose

Cependant, certains s'inquiètent: « S'il y a grève aujourd'hui, demain le trafic partira à Anvers, explique le secrétaire général des dockers de Dunkerque (3). Les 27 000 emplois créés par le port seront en péril. Nous travaillons avec notre cerveau pour retrouver les volumes perdus par le blocage de 1992. Faire la grève, c'est le plus simple, pas toujours le plus efficace. Si nous ne bloquons pas, c'est pour obtenir un meilleur avenir. On est à l'avant-garde depuis 1992, je pense qu'on a raison. »

Et pendant ce temps-là se poursuit la bataille pour enrayer la réforme des retraites, pourtant jugée nécessaire. Défilés, grèves n'ont rien d'illégal. Mais, vu l'état du pays, le blocage économique qu'on déclare vouloir lui imposer est désastreux dans ses conséquences.

De plus, voir des lycéens de15 ans afficher, comme slogan, « Ma retraite à 60 ans » en dit long sur leur mentalité : ignorance, inconscience, vieillis avant l'âge, illusionnés. Quel visage notre jeunesse présente-t-elle au monde ? Quel est son idéal ? Où est son dynamisme... ?

Avec la crise, la croissance, ici, semble vouée à une certainestagnation; empêchons-la au moins de diminuer encore. « Nos décisions de justice sociale ont été prises avec une croissance à 3 %, mais, avec 1 %, nous allons devoir inventer autre chose », a dit Marc-Olivier Padis, de la revue Esprit, hier, au colloque Mounier de Rennes.

Pour ne pas remettre en cause la justice sociale, « cette autre chose à inventer » nécessite non pas l'affrontement, mais le dialogue loyal et la coopération. Cette jeunesse n'est pas que cela. Il est important de rappeler, comme beaucoup de jeunes le savent, que leur avenir n'est pas d'abord dans la retraite, mais dans ce qu'ils construiront tout au long de leur vie.

Il convient également de dire que les assemblées générales, aussi participatives soient-elles, se mettent hors de la démocratie lorsqu'elles votent et appliquent le blocage d'un lycée, d'une entreprise, d'une gare, d'une route. La démocratie, c'est la liberté de parole, c'est le droit de grève, mais c'est aussi la liberté de circuler et le droit de travailler et d'étudier.

(1) Patrick Arthus, Jean-Hervé Lorenzi, Le Monde, 13 octobre 2010.

(2) Ouest-France, 14 octobre 2010.

(3) le marin, 14 octobre 2010.

Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Enrayer-le-declin-_3632-1550917_actu.Htm

Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 17:17

 

Ségolène Royal avec ses histoires de manif fait n’importe quoi. On voit clairement son mensonge flagrant dans les 2 extraits ci-dessus.

Elle incite les jeunes, et même très jeunes (15 ans) à aller dans la rue le 13 octobre 2010 pour affirmer le 14 qu’elle ne la jamais dit et qu’on l’instrumentalise.

Pendant ce temps on attend toujours des propositions responsables du PS sur le fond du sujet.

Le dossier des retraites est décidément trop sensible pour le confier à pareille girouette. Seul point rassurant, assurément le PS niera avoir affirmé qu’il remettrait l’âge de la retraite à 60 ans si malheureusement il revenait aux responsabilités. Assurément !

Pour aller plus loin :
- Royal dit n’avoir jamais appelé les lycéens à manifester
- La secrétaire d’Etat aux Sports Rama Yade a jugé jeudi sur France Inter "pathétiques" les propos de Ségolène Royal (PS) demandant aux jeunes de descendre dans la rue mais "de façon très pacifique", pour manifester contre la réforme des retraites [1].

Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 10:24

Aujourd'hui M. DIDIER MIGAUD du parti socialiste, Président de la cour des Comptes, ancien président de la commission des finances de l'assemblée nationale, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin lors de son emission sur la radio RMC et en simultané sur BFM TV.

 

A la question de M. Bourdin : Vous qui avez l’habitude de compter en milliards, pouvez-vous me dire combien font 9×7 » La gêne à trouver spontanément la réponse est perceptible dans la contenance que se donne Didier Migaud, continuant à parler tout en comptant mentalement, avant de lâcher « 76 ».

 

Sourire de Bourdin, mais la mimique est elle aussi révélatrice du doute qui l’envahit. Poursuivant l’interviewe sur un ton badin, et visiblement sur d’avoir la bonne réponse, Bourdin repose sa question « combien font 9×7 » Surréaliste, Didier Migaud persiste, « Je vous l’ai dit 76 ».

 

 

 


Le président de la Cour des comptes sait-il compter ?
envoyé par BFMTV. - L'actualité du moment en vidéo.
Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 08:16

UMPLOGO

Le Mouvement Populaire a pris connaissance du projet de politique étrangère adopté jeudi par le Parti socialiste. Annoncé comme un texte plaidant « pour une autre France, pour une autre Europe, pour un autre monde », l'intérêt n'en fut que plus aiguisé. Mais tout en militant pour une « nouvelle donne internationale et européenne », le texte socialiste enfonce des portes ouvertes et apparaît finalement d'une banalité affligeante.

Tout d'abord, le règlement politique des conflits, dont le PS se fait une règle, se résume à des constats sans véritable contenu:
- Affirmer que « l'action militaire n'est ni un préalable ni une fin en soi », relève d'une vision unanime sans faire avancer le débat.
- Être convaincu que, concernant le conflit israélo-palestinien, « tout progrès durable passera par le dialogue », ce n'est pas une proposition, c'est une évidence.
- Affirmer que l'effort en Afghanistan doit être porté en priorité sur « l'émergence de forces de sécurité afghanes crédibles, contrôlées par les autorités d'un État stable », ce n'est pas un scoop, mais le travail réalisé tous les jours par les forces internationales sur le terrain.
- Enfin « nous mènerons contre toutes les formes de terrorisme un combat sans faiblesse » est certes un vœu pieux mais qui, sans propositions concrètes – notamment sur l'instabilité au Sahel –, nous laisse sur notre faim.

Par ailleurs, être en faveur du « désarmement et la non prolifération des armes de destruction massive » n'est pas révolutionnaire. Avec ses partenaires de l'Union européenne, la France poursuit activement les efforts concrets de désarmement et de lutte contre la prolifération en soutenant l'action de l'AIEA, du Conseil de sécurité et en conformité avec le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).
Avoir la conviction « qu'il faut construire l'Europe politique », va dans le sens de la ratification du traité de Lisbonne et l'accroissement des pouvoirs du Parlement européen.
De même, le Mouvement Populaire se réjouit que le Parti socialiste approuve certaines propositions déjà portées par le Président de la République tel que le renforcement du G20, la taxe carbone aux frontières ou encore la réforme de l'ONU et du Conseil de sécurité...

Finalement, le projet socialiste apparaît comme une somme de banalités. Jean-Christophe Cambadélis déclarait l'été dernier que cela faisait « bien longtemps que le PS ne s’était pas penché sur cette question à fond ». Mais à la lecture du projet, on reste perplexe.
Car au delà d'un état des lieux, sur la santé et la complexité du monde d'aujourd'hui, la contribution socialiste s'apparente à un catalogue de bonnes intentions et de vœux pieux où chacun peut y trouver son compte.
Mais ce n'est sûrement pas une telle exhortation qui permettra de contribuer à la stabilité du monde, ni permettra à la France d'agir et de peser pour faire valoir ses meilleurs intérêts.

Axel PONIATOWSKI
Secrétaire Général Adjoint en charge de la France dans le monde

Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 18:49

GEORGES TRON SECRÉTAIRE D'ETAT À LA FONCTION PUBLIQUE

Nicolas Sarkozy a appelé lundi soir les collectivités territoriales à ne pas remplacer un départ à la retraite de fonctionnaire sur deux, mais l'Etat n'a pas le pouvoir de leur imposer cette règle. N'est-ce pas un voeu pieux ?

L'Etat s'impose le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux, et il est normal et nécessaire que les collectivités participent à cet effort national. Il n'est pas question de remettre en cause leur principe de libre administration, mais on ne peut pas non plus occulter que, de 1997 à 2007, hors transferts de compétences et de personnels, les collectivités territoriales ont créé 340.000 emplois supplémentaires. Il faut arrêter cette dérive.

Comment les inciter à une meilleure maîtrise des effectifs ?

Le concours financier de l'Etat au fonctionnement des collectivités territoriales, environ 80 milliards d'euros par an, va être gelé dans le budget 2011-2013. Les collectivités devront donc faire des efforts. Comme l'a déjà évoqué Nicolas Sarkozy au printemps, il faut aussi envisager de moduler ce concours financier afin de soutenir en priorité les collectivités dont la gestion est la plus rigoureuse et vertueuse. Je souhaite en outre lancer une réflexion sur la gestion des agents dans la fonction publique territoriale, qu'une multitude de règles très rigides contraint abusivement. Cela rend la vie difficile aux collectivités - le maire que je suis peut en témoigner -et pénalise aussi les agents en limitant leurs possibilités d'évolution. Il faut absolument introduire plus de souplesse pour gagner en mobilité, au sein de la fonction publique territoriale comme vers les autres versants de la fonction publique.

Concernant la réforme des retraites, des députés sont tentés de durcir le volet concernant les fonctionnaires, notamment sur le mode de calcul de leurs pensions. Que leur répondez-vous ?

Le texte est équilibré en l'état. C'est en outre un faux débat : ce n'est pas le mode de calcul qui importe mais les pensions versées. Or ces dernières, à catégories socioprofessionnelles et carrières semblables, sont au final très proches dans le privé et dans le public. Il est absurde de dire que le texte « préserve » trop les fonctionnaires : ils se verront appliquer les mêmes mesures que les salariés du privé, ainsi que des mesures de convergence spécifiques. A l'arrivée, nous aurons largement progressé sur la voie de la convergence entre les deux régimes.

Quel sera l'impact de la réforme sur la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales ?

Faute de réforme, la CNRACL atteindrait 1,3 milliard d'euros de déficit en 2020. Les mesures en préparation lui permettront, au même horizon, d'afficher un excédent de 2,6 milliards d'euros.

Le gouvernement promet des « mesures complémentaires » pour le privé, notamment sur la pénibilité. Des gestes sont-ils envisageables pour les fonctionnaires ?

Le texte ne tombe ni sur l'écueil de l'absence de réforme, ni sur celui de la stigmatisation des agents. Nous avons beaucoup consulté et les mesures retenues sont équilibrées et d'application très progressive. Personne ne peut raisonnablement contester qu'aligner les taux de cotisation sur le privé ou revenir sur les départs anticipés des mères de trois enfants constituent des évolutions nécessaires, justes et équitables. Il reste la question des polypensionnés, pour lesquels nous réfléchissons à une évolution plus juste et protectrice.

Les syndicats jugent la situation sociale « explosive ». Ne craignez-vous pas une paralysie du dialogue social ?

La perspective des élections professionnelles, à l'automne 2011, obéit à une logique propre dans le discours des syndicats, qui peut conduire à des positions dures. Les syndicats n'en sont pas moins conscients, comme les agents, qu'une réforme est indispensable pour sauver la retraite par répartition, ce qu'ils réclament tous. Des tensions sont inévitables, mais je ne crains pas de rupture du dialogue. Nous avançons ensemble sur beaucoup de sujets majeurs, comme par exemple la question des contractuels ou des moyens syndicaux. Il n'est dans l'intérêt de personne de paralyser les discussions.

Sur le pouvoir d'achat, les discussions sur le point d'indice en 2012 et 2013 ont été renvoyées à plus tard. Dans quelles conditions des gestes seront envisageables ?

Nous verrons cela à l'occasion des rendez-vous salariaux annuels prévus par les accords de février 2008. Cela dépendra beaucoup de la situation économique.

Quel est l'objectif des discussions sur les « droits et moyens » des organisations syndicales dans la fonction publique que vous ouvrez aujourd'hui ?

Les règles actuelles s'appuient sur des décrets datant de près de trente ans. Elles sont obsolètes. Il faut les actualiser et les simplifier. Un des objectifs est d'assurer que l'engagement syndical ne soit pas un frein au déroulement de carrière.

Quand aboutiront les discussions sur les agents contractuels ?

Je fais de ce dossier une priorité. Il ne faut pas sous-estimer la complexité du sujet, qui concerne les trois versants de la fonction publique et des employeurs aussi différents que l'Education nationale ou le ministère de la Culture. Les discussions reprendront dès la rentrée et nous aboutirons avant la fin de l'année. Eric Woerth et moi-même sommes décidés à faire disparaître les situations de précarité : les agents qui occupent un emploi depuis plus de six ans correspondant à un besoin permanent se verront offrir un CDI. Nous allons revisiter la loi de 2005, qui n'a réglé que partiellement le problème et qui est trop souvent contournée.

PROPOS RECUEILLIS PAR DEREK PERROTTE, Les Echos

Source : http://www.lesechos.fr/info/france/020661923847---il-faut-plus-de-souplesse-au-sein-de-la-fonction-publique-territoriale--.htm

Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 13:14

nicolas sarkozy regions effort national

L’Etat réduit ses effectifs. Les régions les augmentent

Lors de son intervention télévisée lundi soir, Nicolas Sarkozy a précisé que la France ne menait pas de politique de rigueur synonyme, selon lui, de baisse des salaires et de hausse généralisée de l’impôt. « Ce qui ne me fait pas peur c’est le mot rigoureux », a-t-il précisé. « Rigoureux ça veut dire qu’on revient à l’équilibre » (des comptes publics, n.d.l.R).

Pour le chef de l’Etat l’objectif est de faire descendre le déficit public de 8% du PIB à 3% pour 2013.

Rappelant un certain nombre de mesures touchant le train de vie de l’Etat, Nicolas Sarkozy a invité les collectivités locales et territoriales à participer à cet effort national.

Rappelant notamment la décision de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, soit déjà 100 000 postes en 3 ans, 34 000 postes en 2011, le chef de l’Etat s’est demandé ce qui empêchait « les régions de France d’appliquer la même règle ». Des collectivités qui ont créé 34 000 postes par an depuis 10 ans, hors transferts de compétence. « Il n'y a aucune raison que l'Etat s'impose une gestion rigoureuse et que les collectivités territoriales, notamment les régions, continuent une politique d'augmentation du nombre de fonctionnaires »,a-t-il lâché.

 

Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 13:06

UMPLOGOLe Mouvement Populaire salue le travail d’analyse vertueux, scrupuleux et impartial que vient de mener la Cour des Comptes sous la présidence de Didier Migaud sur le budget de l’Elysée.
 
Ce travail utile et indispensable qui répond à l’objectif fixé par Nicolas Sarkozy de doter la Présidence d’un budget sincère et transparent, est un exemple de méthode d’une bonne administration. Il s’agit là d’une avancée majeure sur la voie de la construction d’une République irréprochable et du redressement de nos finances publiques.
 
Cela prouve aussi que la défense de l’effort collectif et de l’intérêt général peuvent intelligemment s’affranchir des turpitudes partisanes et que la surveillance intransigeante et le contrôle permanent du budget de la Présidence permet de réaliser des économies notoires et s’inscrit dans une dynamique vertueuse.
 
Il est enfin démocratiquement juste et économiquement sain que les Français ait un droit de regard sur la destination de tous les crédits publics qui concourent à l'action du Président, de ses collaborateurs et des services de la Présidence.

Cette rupture voulue par le Président de la République avec l’usage d’un budget éclaté et opaque est ainsi aujourd’hui incontestablement établie.

Dominique PAILLE

Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 21:53
Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 20:09

LOGO-UMP.jpg

Les mesures annoncées par le Président de la République pour maîtriser les finances publiques sont à la hauteur de l'enjeu. La mise en place d'une règle d'or à la française dans la Constitution, comme il en avait pris l'engagement devant les Français lors de l'élection présidentielle, traçant un chemin pluriannuel de réduction des déficits et fixant l'objectif de retour à l'équilibre, est une excellente nouvelle car elle obligera les hommes et les femmes politiques à maîtriser la dépense publique et à rendre des comptes aux Français.

Quant à la modulation des dotations aux collectivités locales suivant des critères de bonne gestion, c'est sans doute le moyen d'obtenir que la spirale infernale, augmentation des fonctionnaires / augmentation des impôts, cesse enfin dans de nombreuses collectivités locales dans notre pays.


Frédéric LEFEBVRE

Porte-parole

Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 12:25

La suspension systématique des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire injustifié ? Les Français « sont majoritairement pour, avec des nuances, mais sans véritables différences. On ne s’y attendait pas forcément, mais leur adhésion à l’annonce de Nicolas Sarkozy passe par-dessus les clivages partisans, les catégories sociales et les différences de sexe et d’âge », observe le directeur du département politique-opinion du CSA, Jean-Daniel Lévy, qui l’analyse ainsi : « Cela veut dire que la parole présidentielle n’est pas forcément considérée comme mauvaise en soi.

 

Ensuite, l’idée n’étant pas nouvelle, elle finit sans doute par être perçue comme un aboutissement par des Français qui estiment que, dans un contexte où tout le monde est en difficulté, il n’est plus logique que ceux qui font moins d’efforts aient la même reconnaissance. »

De fait, en analysant dans le détail leur opinion telle qu’elle ressort du sondage (*), les franchement contre la suppression des allocations ne sont pas légion. Hommes et femmes s’y disent tout à fait favorables à 63 % et 64 %, les plutôt opposés ne sont que 20 % quel que soit le sexe. Les catégorise sociales supérieures sont à peine moins favorables (60 %) que les employés et ouvriers (73 % et 70 %). Côté âge, si les 75 ans sont à 70 % favorables à l’idée de supprimer les allocations, ils sont aussi 60 % chez les 25-29 ans.

Le bulletin de vote ne différencie pas autant l’opinion des Français que l’on ne pourrait le croire : parmi les Français qui se disent proches de la gauche, 54 % sont favorables (49 % pour les électeurs du PC, 57 % chez les proches du PS et 52 % chez les écologistes). Côté UMP, c’est à 84 % que l’on approuve (82 % chez ceux qui se disent proches du FN).

Dans les régions, l’Ile-de-France et la province se répartissent quasi également (61 % et 63 % d’opinions favorables). Les plus favorables à cette suppression sont dans le Nord (72 %), l’Est (71 %), le Sud-Est ou la Méditerranée (73 % et 71 %). A l’inverse, le Sud-Ouest compte seulement 41 % d’opinions favorables pour 52 % de personnes qui s’opposent à la suppression des allocations. « Est-ce parce que ce sont les terres de deux précédents ministres de l’Education nationale, François Bayrou et Xavier Darcos ? » s’interroge Jean-Daniel Lévy.

(*) Sondage exclusif CSA pour le Parisien - Aujourd'hui en France réalisé par téléphone le 21 avril 2010 sur un échantillon national représentatif de 813 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Source : http://www.leparisien.fr/societe/absenteisme-scolaire-63-des-francais-pour-la-suppression-des-allocs-22-04-2010-894871.php

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés