Info National

Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 07:50

Pour lutter contre l'insécurité et la violence ce qui compte ce sont les actes et pas les grandes déclarations. Le PS va-t-il, à l'image de Manuel VALLS, rompre avec l’anti-sarkozysme primaire et voter la proposition de loi de Christian ESTROSI contre les bandes ?

Nos compatriotes ont le droit à plus de sécurité et ce n'est pas parce qu'on est à la veille des européennes que le PS doit se défiler sur cette question. Nous attendons de Martine AUBRY ou de Benoît HAMON qu'ils annoncent clairement la position du PS.


Frédéric LEFEBVRE
Porte-parole

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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 19:09

Nicolas Sarkozy, visite une scierie à Urmatt (Bas-Rhin), le 19/05/2009









Le chef de l'Etat a annoncé mardi vouloir multiplier par dix, dès 2010, l'usage du bois dans la construction

A Urmatt (Bas-Rhin), Nicolas Sarkozy s'est attaché à détailler un "plan extrêmement puissant" pour le secteur.

Ce plan comprend notamment la création d'un "fonds stratégique d'investissement dédié" à la filière, avec pour "objectif" de le doter à terme de "100 millions d'euros".

"Dès 2009, un première tranche de 20 millions d'euros sera débloquée. Les groupes Eiffage, Crédit agricole, le Fonds stratégique d'investissement (FSI) et l'Office national des forêts y souscriront", a précisé le président.

L'objectif est de "multiplier par dix, dès 2010, le seuil minimum d'utilisation de bois dans les constructions neuves", a indiqué le chef de l'Etat. Pour sa part, l'Etat va "promouvoir la certification et l'emploi de bois certifié dans les constructions publiques, dès 2010".

Selon Nicolas Sarkozy, "La France a une consommation de bois dans la construction trois fois moindre que les Etats-Unis et cinq fois moindre que la Finlande ou le Japon". L'augmenter "permettra de réduire les émissions de gaz carbonique et de répondre aux engagements européens de la France".

Le secrétaire national de l'UMP en charge de la ruralité, François Guéant, s'est félicité que "pour la première fois depuis 20 ans, la mobilisation pour les forêts soit une priorité", en estimant que la valorisation du bois était "un atout stratégique".

Tempête Klaus: prêts bonifiés fin mai
Après avoir visité une scierie familiale (Siat Braun), Nicolas Sarkozy a prononcé un discours devant les élus et personnalités économiques de la région dans lequel il a annoncé d'autres mesures: la mise en place avant fin mai des prêts bonifiés pour le financement du stockage du bois abattu par la tempête Klaus (janvier 2009) ; la dispense de permis de construire pour tout propriétaire utilisant du bois pour l'isolation thermique de sa maison par l'extérieur ; l'expérimentation d'un marché financier visant à valoriser le stockage de carbone dans le bois.

Le président a également annoncé l'augmentation du tarif de rachat  d'électricité pour les unités moyennes de production à partir de bois, ou que les aides publiques et exonérations fiscales octroyées aux propriétaires privés seraient conditionnées à l'exploitation de la forêt.

Enfin, l'Office National des Forêts (ONF) pourra, dans le respect du droit de la concurrence, proposer un mandat de gestion annuel aux propriétaires privés de forêt non exploitée.

Source : http://info.france3.fr/france/54501596-fr.php

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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 12:52

·         Dans une interview au Figaro, le premier ministre assure notamment que la fiscalité n'augmentera pas. Ses relations avec le président, les universités, la réforme de l'hôpital… Tour d'horizon de ses propos les plus marquants.

-La conjoncture : « Quelques éléments positifs permettent de croire (…) à une reprise lente en Europe en 2010. En France, l'inflation est très basse, la consommation résiste bien et les banques demeurent solides. Ce sont des signaux encourageants, mais rien n'est encore gagné, et nous ne sommes pas à l'abri de nouveaux à-coups ».

- Le déficit : «Nous acceptons l'idée d'un creusement du déficit dans les conditions économiques que nous connaissons. Personne en Europe ne reviendra à l'équilibre en 2012. Mais je prépare un budget 2010 avec l'ambition et la volonté de réduire les dépenses de l'Etat».

- Les impôts : « Nous n'augmenterons pas les impôts : c'est contre-productif en période de récession, car cela pèse sur la consommation, et c'est dangereux si la situation s'améliore, car cela risque de freiner la reprise».

- La réforme de l'hôpital : « L'équilibre auquel nous sommes parvenus est le meilleur qui puisse être trouvé. Le gouvernement ne bougera plus de cette ligne».

- Les universités : « Nous n'accepterons jamais que les examens soient bradés (…) Là où la situation reste tendue, j'ai demandé à Valérie Pécresse d'étudier deux solutions : un report des examens en septembre et l'organisation des épreuves en dehors de l'enceinte des universités bloquées. »

- Les européennes : « Ce scrutin se déroule dans un contexte totalement inédit. (…) Pour la première fois, le débat européen est concentré sur la réponse que l'Europe doit apporter à la mondialisation, c'est-à-dire sur l'Europe efficace. Cette Europe politique, à laquelle personne ne croyait dans le passé, est devenue crédible grâce à la présidence française. Mais aussi, il faut le dire, à la présidence allemande ».

- La campagne du Parti socialiste : « La gauche reste très divisée même si le PS s'est mis d'accord sur un texte de façade ».

- Ses relations avec Nicolas Sarkozy : « Je suis dans une relation de confiance totale avec le président de la République». « Ce travail, pour lequel le président m'a choisi, je m'y consacre entièrement sans penser à mes lendemains. »

- Les ministres d'ouverture : François Fillon s'est déclaré favorable à une «amplification» de l'ouverture de son gouvernement. « C'est une vieille conviction chez moi : les vieux clivages politiques ont volé en éclats. L'intuition du président était la bonne. L'idée d'associer des hommes et des femmes qui n'ont pas les mêmes convictions permet à un gouvernement et à une majorité d'éviter l'enfermement et la tentation du sectarisme »

- François Bayrou : «Sa démarche, qui consiste à être dans un dénigrement systématique, j'estime qu'elle le décrédibilise. Il tombe dans les mêmes travers que le Parti socialiste. »

- Dominique de Villepin : « Il a eu des jugements parfois excessifs. Quand il juge le climat social en France prérévolutionnaire, il se laisse emporter par le goût des formules. »

- Christine Lagarde commissaire européen ? : « Christine Lagarde a comme caractéristique de pouvoir occuper beaucoup de fonctions. C'est la raison pour laquelle je souhaite qu'elle continue d'être ministre de l'Économie »

Source http://www.lefigaro.fr/politique/2009/05/13/01002-20090513ARTFIG00585-les-engagements-de-fillon-.php

 

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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 09:24

Le PS puis le FN, le MODEM puis le Front de gauche appellent à un vote sanction contre le Gouvernement et le Chef de l’État, à l’occasion des élections européennes du 7 juin prochain.

Sanctionner qui ? Sanctionner quoi ? Le courage, le travail, la réactivité face à la crise internationale qui nous frappe, un leadership international retrouvé pour notre pays, de vraies propositions pour sortir de la crise et créer un nouvel ordre économique mondial plus juste et plus régulé ?

Un peu de pudeur. Quand tout ce qu’on a à proposer ce sont des querelles internes, des positionnements flous, voire divergents, l’absence de réponses aux grands défis de notre temps, on à tout à gagner à se faire discret.

Sanctionner pour quoi faire ? Cet appel, c’est une tromperie pour les Français. Quel que soit le résultat des élections européennes, la majorité restera en place en France.

Son seul résultat serait d’affaiblir la représentation de notre Pays au Parlement Européen et sa voix dans le concert des nations, au moment où nous avons à répondre à de grands enjeux pour l’avenir.

Le véritable enjeu, c’est la place de l’Europe dans le monde ; c’est prolonger l’élan donné par la Présidence Française de l’Union Européenne et par le G20.

C’est fondamental pour notre économie, pour l’emploi, pour la préservation de notre modèle social.

Tout n’est pas permis en politique, surtout dans une période si difficile pour les Français.

Ces appels, c’est l’association de la carpe et du lapin, c’est la conjuration des impuissances. C’est le degré zéro de la politique.

Nos concitoyens, dont beaucoup sont aujourd’hui dans une situation de souffrance, méritent mieux. Notre Europe et notre Pays méritent mieux.

Et quelle hypocrisie en perspective : les mêmes demain n’hésiteront pas à dire que l’Europe est trop loin des citoyens et qu’on n’en parle pas assez …

Les élections européennes sont l’occasion de parler d’Europe, de ce qu’elle est, de ce qu’elle fait, de ce qu’elle peut faire, de ce qu’elle doit faire.


Christophe Béchu
Tête de liste UMP Ouest élections européennes

 

####Source : http://www.bechu-europe.eu/?cat=17 ####

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Samedi 2 mai 2009 6 02 /05 /Mai /2009 17:01

Depuis quelques semaines, la toile relaye des propos inacceptables sur les musulmans qui me sont attribués et qui se propagent sous forme de courrier électronique repris par plusieurs blogs. Je vous confirme qu'il s'agit d'un "hoax", en français un canular, détestable, en l'occurrence une fausse déclaration. Ce courrier circule en réalité dans le monde entier depuis plus d'un an et a déjà attribué ces propos à plusieurs dirigeants ou chefs de gouvernement étrangers. J'invite les internautes qui seraient susceptibles de croiser ce canular à le dénoncer. Le web ne doit pas être l'espace des mensonges et de la haine raciste. Ceux qui me connaissent savent que de tels propos sont aux antipodes de ce que je suis, de ce que je pense, de tout mon engagement politique républicain e humaniste.

François Fillon

 

 

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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 15:44

L’été approche. C’est la saison des festivals de théâtre et de cinéma et le Parti socialiste semble bien décidé à ouvrir la saison.

Martine AUBRY et ses “amis” l’ont fait avec brio vendredi 24 avril à Toulouse, à grand renfort d’appels au vote sanction, de démagogie et de contre-vérités.

Deux incohérences, relevées parmi tant d’autres, entre les discours tenus à Toulouse et l’action conduite à Bruxelles :

- Le PS appelle à voter le 7 juin prochain contre le Président de la Commission Européenne, José-Manuel BARROSO, jugé trop libéral sur le plan économique. Elle oublie de préciser que la voix de ce dernier au sein de la Commission Européenne n’a pas plus de poids que celle des autres commissaires, et que le Commissaire européen, chargé de l’économie depuis cinq ans, est un socialiste espagnol, Joaquin ALMUNIA.

Alors il y a deux vérités au Parti socialiste ?

Une sur scène et l’autre dans la vraie vie ?

- Le PS appelle également à sanctionner le Président de la République alors qu’on constate que le chômage a progressé en un an, en France de 22%, en Espagne de 107 %, en Grande-Bretagne de plus de 30 %. Ces deux derniers Pays qui résistent moins bien que nous à cette terrible crise sont pourtant dirigés par la gauche et appliquent les politiques prônées par Martine AUBRY. C’est même à Madrid qu’a été lancé LE MANIFESTO du PSE en décembre dernier.

C’est à l’issue de la crise que nos concitoyens pourront juger mais on croit rêver lorsqu’elle se présente comme une alternative crédible. Les mises en scène ne pèsent pas lourd face à la réalité des gestions de gauche des conséquences de la crise.

La réalité, c’est que les socialistes français sont isolés en Europe. La vérité, c’est que les Gouvernements socialistes, au Portugal, en Angleterre ou en Espagne soutiennent José-Manuel BARROSO et qu’il vient de saluer la présidence française de l’Union européenne comme un “modèle” dont il souhaite s’inspirer.

Là encore, la mise en scène fait couac et le costume de scène de Toulouse fait tâche à Bruxelles.

La période que traverse notre pays interdit ce type de gesticulation. L’enjeu des élections du 7 mai est clairement ailleurs, il réside dans ce que nous sommes capables de mettre en œuvre pour préserver l’emploi, notre modèle social et notre économie dans un monde en crise.

Aujourd’hui, seule la majorité présidentielle a su apporter des réponses crédibles et cohérentes

Source : http://www.bechu-europe.eu

 

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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 18:52

Des mesures exceptionnelles pour 500 000 jeunes

Zéro charges pour l’embauche d’apprentis dans toutes les entreprises.


Avec un taux d’accès à l’emploi de 70 %, les contrats d’apprentissage et de professionnalisation sont parmi les meilleurs dispositifs pour insérer les jeunes dans la vie active. Pour contrecarrer les effets de la crise, le Gouvernement a fait le choix de la formation en misant sur l’apprentissage et l’alternance.

  Objectif : atteindre 320 000 apprentis entre le 1er juin 2009 et le 1er juin 2010.

Pour y parvenir, le dispositif Zéro charges pour les entreprises de moins de 10 salariés prévu dans le cadre du plan de relance sera étendu aux entreprises de plus de 10 salariés pour le recrutement de leurs apprentis.

  Le coût de la mesure est estimé à 100 millions d’euros.

1 800 euros de prime pour l’embauche d’apprentis supplémentaires dans les entreprises de moins de 50 salariés.


Entre le 1er juin 2009 et le 1er juin 2010, une prime de 1 800 euros sera accordée aux entreprises de moins de 50 salariés pour l’embauche de tout apprenti supplémentaire. La moitié de la prime sera versée à la signature du contrat et l’autre 6 mois plus tard.

  Le coût de la mesure est estimé à 70 millions d’euros. Le dispositif permettra l’embauche de 40 000 jeunes. Par ailleurs, l’offre de formation à l’apprentissage sera renforcée à hauteur de 100 millions d’euros pour atteindre un montant de 600 millions d’euros sur 2009 et 2010.

Prime de 1 000 à 2 000 euros pour tout contrat de professionnalisation (contrat en alternance).


  Objectif : 170 000 contrats de professionnalisation entre le 1er juin 2009 et le 1er juin 2010.

Les entreprises qui embaucheront un jeune de moins de 26 ans en contrat de professionnalisation toucheront une prime de 1 000 euros. Celle-ci sera portée à 2 000 euros pour le recrutement d’un jeune n’ayant pas le niveau bac.

Le service public de l’emploi sera mobilisé pour augmenter le recours au contrat de professionnalisation en partenariat avec les branches.

  Le coût de cette mesure est estimé à 226 millions d’euros en 2009-2010.

Rémunération des stages dès le deuxième mois.

Pour aider les jeunes à s’insérer durablement dans la vie active, le Gouvernement souhaite que les stagiaires soient rémunérés dès la fin du deuxième mois de stage contre trois mois actuellement. Le Parlement sera saisi pour faire évoluer dans ce sens la législation.

3 000 euros de prime pour l’embauche d’un stagiaire en CDI.


  Objectif : 50 000 recrutements en CDI de jeunes stagiaires entre le 24 avril et fin septembre 2009.

Pour soutenir l’embauche des jeunes stagiaires en contrat à durée indéterminée, l’Etat s’engage à verser aux entreprises une prime exceptionnelle de 3 000 euros. L’aide financière sera versée en deux fois : 1 500 euros au moment de l’embauche et 1 500 euros au bout de six mois.

  Le coût de cette mesure est estimé à 150 millions d’euros en 2009-2010.

50 000 contrats de plus dans les entreprises pour les jeunes au chômage.


  Objectif : 50 000 embauches supplémentaires en contrat initiative emploi en 2009.

L’Etat propose 50 000 contrats initiative emploi (CIE) supplémentaires au deuxième semestre 2009. Ils seront attribués en priorité aux métiers porteurs, notamment ceux du développement durable, et aux entreprises de l’économie sociale et solidaire.

Contrat aidé du secteur marchand, le CIE vise à favoriser l’insertion professionnelle durable des personnes présentant des difficultés d’accès à l’emploi. Le CIE est un contrat à durée indéterminée ou un contrat à durée déterminée de 24 mois.

L’aide accordée par l’Etat aux employeurs peut aller jusqu’à 47 % du Smic.

*         Le coût de cette mesure est estimé à 150 millions d’euros en 2009-2010.

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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 18:36

Voici le discours prononcé par le Premier ministre à Rueil-Malmaison le 28 avril...

Mes chers amis,

Je suis heureux d’être parmi vous, à Rueil-Malmaison, chez Patrick Ollier, auquel me lie un long compagnonnage d’où est né une solide amitié, et dont je salue le travail exemplaire à l’Assemblée nationale.
J’y retrouve avec plaisir Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko Morizet, Hervé Morin, Eric Besson, Christine Boutin, Patrick Devedjian, Jean Marie-Bockel, Bruno Lemaire, et naturellement Michel Barnier et Rachida Dati qui défendront nos couleurs au Parlement européen.
Sur le chemin, je me souvenais d’une réunion publique tenue ici même il y a quelques années.
Elle était présidée par un homme pour lequel j’avais beaucoup d’admiration : je veux parler de Jacques Baumel.
Jacques faisait partie de ces gaullistes historiques qui, refusant la soumission et le déshonneur, s’engagèrent dans la résistance.
Il avait combattu pour la France, et, mesurant les sacrifices endurés, il croyait en l’Europe qui rassemble les peuples.

Aujourd’hui, la paix en Europe nous apparaît évidente, presque banale.
Et pourtant, imaginons un instant que nous fassions revivre ceux qui périrent dans l’enfer des tranchées et des camps de la mort, ceux qui furent les victimes des idéologies les plus inhumaines, imaginons que nous leur annoncions que depuis plus d’un demi-siècle l’Europe vit en paix, ouverte à tous les échanges, avec une monnaie unique et des institutions démocratiques communes.
Ils ne pourraient croire à un tel miracle politique.

J’invite ceux qui doutent de l’Europe, ceux qui s’en désintéressent, à ne jamais oublier d’où nous venons.
Pendant des siècles, les Européens se sont déchirés et massacrés jusqu’au jour où ils décidèrent de s’unir.
Jamais dans l’histoire humaine, 6 nations, puis 12, puis 15, puis 27 ne s’étaient rassemblées de la sorte, et sans tirer un seul coup de feu.
Soyons fiers de ce résultat qui offre à notre jeunesse le privilège de traverser librement les frontières et non plus de combattre pour les défendre.

Mais soyons aussi lucides sur les nouveaux défis qu’il nous faut surmonter.
Il y a la crise économique actuelle, l’une des plus sévères depuis un siècle.
La prédation écologique qui dérègle les équilibres naturels de la vie terrestre.


L’épuisement des matières premières.
La maîtrise des grands flux migratoires et des déséquilibres démographiques.
Ce côtoiement des civilisations que notre époque s’ingénie, tout à la fois, à rapprocher et à opposer.

Et enfin, il y a la mondialisation qui constitue la rupture historique de notre temps.
Pendant près de quatre siècles, la France et une poignée d’autres États occidentaux ont dominé le monde. C’est fini !
Désormais, du continent asiatique au continent indien, du continent indien au continent sud-américain, des peuples motivés et doués bousculent notre longue prospérité.
60 millions de Français dans un monde de 6 milliards d’habitants assoiffés de progrès et bien décidés à nous concurrencer, voilà notre défi.
Défi impossible, diront certains !
Eh bien non, défi possible car nous avons l’Europe !
L’Europe qui avec ses 500 millions d’habitants a le pouvoir d’agir.

L’Europe dont le Produit National Brut est supérieur a celui des Etats-Unis et très largement au dessus de celui de la Chine.
L’Europe qui dispose de la seconde monnaie mondiale.
L’Europe qui réunit le plus grand nombre d’entreprises, de chercheurs, de technologies, de salariés qualifiés.
L’Europe qui, grâce à son agriculture, est maître de son indépendance alimentaire.
L’Europe qui dans la diversité de ses héritages intellectuels et culturels offre l’une des plus éblouissantes signatures du génie humain.

Il est facile de critiquer l’Europe, mais la vérité c’est qu’il est impossible de lui trouver une alternative !
Qui oserait aujourd’hui prétendre que la France seule pourrait répondre à la crise économique internationale ?
Qui oserait dire que notre nation doit être protectionniste alors même qu’elle est l’une des premières puissances exportatrices de l’Union européenne ?
Qui oserait soutenir que la lutte contre le réchauffement climatique, contre le terrorisme international et le crime organisé, contre les délocalisations, réclame moins d’Europe ?
Qui oserait enfin prétendre que la défense de nos intérêts nationaux n’est pas conciliable avec celle des intérêts européens ?
Avec le Président de la République, je vous demande d’être le parti de la France dans l’Europe et pour l’Europe.
Je vous demande de vous engager sans hésitation et sans complexe.
Je vous demande de porter l’idéal européen.
Pourquoi vous plus que d’autres ?
Parce qu’autour de nous rares sont ceux qui nourrissent de grandes ambitions pour l’Europe.

A l’extrême gauche, l’Europe est le bouc émissaire de toutes nos difficultés. Seules, les vieilles théories marxistes pourraient la métamorphoser en paradis social.
A l’extrême droite, l’Europe ne sera respectable que lorsque seront rétablies partout les frontières, autant dire lorsqu’elle n’existera plus.
Quant au parti socialiste il reste plus divisé que jamais sur l’Europe.
Il y a quatre ans de cela, il fut incapable de s’unir pour défendre le traité constitutionnel européen, et il s’est avéré, en 2008, tout aussi incapable de se prononcer sur le traité simplifié de Lisbonne.
L’opposition ne croit vraiment en l’Europe que lorsqu’elle est socialiste.
Mais voilà, parmi tous les socialistes européens, aucun ne souscrit à la vision de leurs homologues français.
Ils sont tous plus modernes, ils sont tous acquis aux réformes.
Vous n’en trouverez pas un pour célébrer les 35 heures ou l’augmentation des dépenses publiques.
Le président de la République a bien plus de points communs avec Josée Luis Zapatero que Madame Royal n’en a avec le Chef du gouvernement espagnol.
Croyez-moi, le Premier ministre espagnol a dû tristement sourire en prenant connaissance des «pardons» de la présidente de la Région Poitou Charente au nom de la France.
Enfin, reste François Bayrou, pour qui l’Europe est devenue la dernière de ses préoccupations. Son obsession, c’est la présidence de la République, et pour cela, il a engagé avec la gauche, une course à l’opposition systématique.

Au regard de ce paysage politique au sein duquel l’Europe n’est malheureusement que le paravent des ambitions partisanes, j’ai besoin de vous pour nous aider à relever un double défi.

Celui d’abord de l’abstention.
Lors des dernières élections européennes, seul un électeur sur deux s’est rendu aux urnes.
L’indifférence n’est pas digne de la cause européenne.
Certes l’Europe est complexe, certes il lui arrive de se montrer en deçà de nos espérances, mais l’indifférence est une forme d’impuissance, là où précisément nous avons besoin de l’engagement de chacun pour faire avancer l’Europe.
On ne peut, d’un côté, exiger plus de l’Europe, et, de l’autre côté, refuser d’agir en citoyen européen.
On ne peut, d’une part, critiquer la prétendue technocratie bruxelloise et ignorer, d’autre part, la démocratie que le Parlement européen incarne.
Face à l’abstention des uns et à l’indifférence des autres, nous avons ensemble la responsabilité d’être européen pour tous ceux qui ne le sont que du bout des lèvres.
Nous avons le devoir de convaincre et d’entraîner tous les Français.

Le second défi est d’élever le débat au-dessus des querelles franco-françaises.
J’ai parcouru la récente intervention Martine Aubry prononcée lors du lancement de sa campagne européenne.
La moitié de son discours est consacrée au Président de la République et au gouvernement. Son mot d’ordre, c’est «sanctionner» !
Sanctionner tout ce que nous avons fait, tout ce que nous ferons, tout ce que nous avons dit, tout ce que nous dirons.
J’invite les Français à ignorer ce flot de critiques qui masque le vide des propositions alternatives.

Il ne faut pas se tromper de combat.
L’Europe mérite un débat de fond.
Un débat qui, au surplus, ne peut ressembler à ceux que nous avons connus par le passé.
Il ne s’agit plus de se prononcer pour une Europe fédérale ou une Europe des Etats.
Le débat institutionnel est derrière nous !

Grâce au président de la République, nous avons bâti un nouveau traité : le traité de Lisbonne, dont 25 nations ont quasiment achevé le processus de ratification, et qui régira pour les prochaines années le fonctionnement de l’Europe.
Avec ce traité, nous avons conjugué les exigences d’une Europe plus efficace et les espoirs d’une France plus influente.
Parce que nous incarnons la synthèse entre l’Europe des nations et l’Europe de l’action, nous devons et nous pouvons rassembler le camp du «oui » et le camp du «non».



Avec cette élection, il ne s’agit pas non plus de se prononcer pour une Europe libérale ou une Europe sociale comme certains à gauche voudraient le faire croire.
De fait, l’Europe offre la singularité d’être à la fois libérale et sociale.
Elle se distingue par un marché ouvert mais aussi par le plus haut niveau de protection sociale du monde.

Fédéralisme ou souverainisme, libéralisme ou socialisme, là n’est donc pas le sujet de cette élection.
Pour nous, le seul sujet qui vaille, c’est l’Europe politique.
Nous voulons une Europe qui s’engage et agit.
Une Europe qui ne se perde pas dans les méandres de la bureaucratie.
Qui pèse dans le concert international.
Une Europe capable d’équilibrer la mondialisation et de la repenser.
Cette Europe là, c’est vrai, nous avons longtemps douté qu’elle fut possible.
En 1970, Henry Kissinger demandait avec ironie : « l'Europe, quel numéro de téléphone ? ».

Mes chers amis,

Durant les six mois de la présidence française de l’Union européenne, Henri Kissinger n’aurait eu aucune difficulté à joindre l’Europe.

A cette occasion, chacun aura saisit ce que signifiait l’Europe politique.
Sous la direction exceptionnelle de Nicolas Sarkozy, j’ai vu l’Europe se dresser et prendre ses responsabilités.

Je l’ai vu éviter un désastre financier majeur.
En convoquant, pour la première fois de l’histoire les chefs d'Etat et de Gouvernement de la zone euro, en agissant rapidement et collectivement, l’Europe a stoppé des faillites bancaires en chaîne qui l’auraient plongée dans une dépression pire que celle de 1929.

En parlant d’une seule voix, j’ai vu l’Europe demander et obtenir le sommet du G20 à Washington qui fut suivi de celui de Londres.
En sachant ce qu’elle voulait, j’ai vu l’Europe peser de tout son poids sur la réorganisation et la moralisation du système financier international.
Sous notre impulsion, les paradis fiscaux vivent leurs dernières heures, une meilleure régulation des marchés financiers est enclenchée, le renforcement du rôle et des pouvoirs du fonds monétaire international est amorcé.

Dans la foulée de notre Grenelle de l’environnement, j’ai vu l’Europe réussir à élaborer la législation la plus ambitieuse au monde en matière de lutte contre le changement climatique.



Avec un engagement ferme et obligatoire de réduction des émissions européennes de CO2 d’au moins 20% entre 1990 et 2020, l’Union européenne est en mesure d’imprimer sa marque dans les négociations internationales qui se concluront à Copenhague en décembre prochain.

Dans la lignée de notre politique d’immigration choisie, j’ai vu l’Europe s’engager autour d’un pacte européen sur l’immigration.
Ce sujet autrefois tabou, du seul ressort des Etats, fait désormais l’objet d’une stratégie commune.

Puis, j’ai vu l’Europe au centre des négociations pour arrêter la guerre entre la Russie et la Géorgie.
Ce fut la première intervention diplomatique européenne réussie pour ce type de conflit. Alliée mais indépendante des Etats-Unis, l’Europe s’est montrée, à cette occasion, capable d’agir par elle-même.

Dans toutes les capitales européennes, mes chers amis, la présidence française de l’Union fut saluée pour son audace et sa capacité à rassembler les plus hésitants.
Cette audace que nous devons au Président de la République répond à notre conviction : l’Europe a besoin d’être entraînée par des nations décidées et non hantées par l’obsession du consensus mou.


Quelle est notre vision de l’Europe ?
Quel est notre projet ?

Priorité des priorités, nous voulons sortir l’Europe de la crise, et au plus vite.
Nous avons fait beaucoup en Europe pour la stabilité financière mais notre réponse collective à la crise économique peut être amplifiée.
L’Europe dispose d’une puissance considérable en matière de recherche et développement qui doit être ciblée sur les projets prioritaires.
Nous voulons que l’Europe se mobilise sur l’automobile du futur plutôt que pour nous reprocher d’aider notre industrie automobile.

Nous voulons une Europe qui nous permette de répondre à la mondialisation car nous n’avons pas vocation à en être le ventre mou.
Que faire ?
D’abord, ne pas hésiter à défendre l’idée d’un monde mieux équilibré au sein duquel les pays émergents sont à la table des discussions. Cela vaut pour le conseil de sécurité de l’ONU, pour le FMI ou pour la Banque mondiale.
L’Europe pousse à un nouvel ordre mondial. La volonté de justice et de réforme vient du vieux continent !




Ensuite, instaurer au sein de l’Union européenne une coordination plus étroite entre notre stratégie économique et notre stratégie monétaire.
Construire de grands champions industriels européens.
Nous devons concentrer nos moyens sur des secteurs d’excellence : les transports, les télécommunications, le spatial, l’énergie, la santé et les biotechnologies.
Pour constituer des grands groupes, nous devons faire en sorte que les règles qui régissent la concurrence intérieure de l’Europe n’affaiblissent pas notre capacité à répondre à celle de nos compétiteurs étrangers.
Si nous avons aujourd’hui des leaders - l’aéronautique avec Airbus, l’espace avec Ariane, le nucléaire – c’est par le fait de décisions politiques !
Enfin, défendons avec netteté nos intérêts stratégiques en affirmant clairement le principe de réciprocité. L’Europe est ouverte mais elle ne doit pas être naïve !

Nous voulons une Europe qui incarne un modèle où l’économie, le social et le développement durable s’enrichissent mutuellement.
L’Europe, ce n’est pas la terre du capitalisme sauvage, ce n’est pas celle du dirigisme bureaucratique. C’est la terre de l’économie sociale de marché !



La réglementation sociale reste largement du ressort des Etats membres, et il en est très bien ainsi, compte tenu des différences de niveau de vie entre les Etats.
Mais certaines questions sont d’évidence d’un intérêt commun pour tous les pays de l’Union : le moins disant social n’est pas notre solution !
Dans cet esprit, nous avons imposé, lors de la présidence française, un socle de protection sur le travail intérimaire pour les Etats membres qui n’en avaient aucun.
De même, l’Europe doit mieux définir les règles s’imposant pour préserver la sécurité et la santé des travailleurs sur leur lieu de travail, quel que soit l’Etat membre concerné.

Nous voulons une Europe dont l’indépendance de la diplomatie et de la défense nous distingue des autres puissances, fussent-elles amies.
Dans cet esprit, notre pleine participation aux structures de l’OTAN doit être, à mes yeux, le tremplin d’une véritable Europe de la défense.
Fidèle à une certaine conception du gaullisme, je crois à une Europe autonome, une Europe nouant des relations constructives avec la Russie, déployant un message de confiance vis-à-vis du monde méditerranéen et du continent africain.
Je crois en une Europe qui déjoue le funeste scénario du choc des civilisations et qui impose sa médiation entre l’occident et l’orient.


Nous voulons une Europe proche des citoyens.
Le pouvoir européen ne doit plus apparaître comme opaque, arbitraire ou injuste.

La responsabilité de cette opacité, de cet apparent arbitraire des décisions européennes vient notamment du poids des multiples comités techniques qui à Bruxelles sont chargés d’adapter les lois européennes votées par les Etats et le Parlement européen.
Ces comités – il y en a plus de 300 ! - échappent de fait à tout contrôle politique, et c’est comme cela qu’on arrive à des décisions absurdes, comme celle sur le coupage des vins rosés.
Cette situation ne peut plus durer !
J’ai donné des instructions pour que les experts techniques français siégeant à ces comités soient désormais placés sous le contrôle étroit du Gouvernement.

Le pouvoir européen est trop éclaté, trop instable.
Comment avoir une politique cohérente lorsque la Présidence du Conseil européen change tous les six mois ?
Voilà pourquoi il est si important de mettre en place le Président stable du Conseil européen, comme le prévoit le traité de Lisbonne.
Voilà pourquoi l’autorité grandissante du Parlement européen, démocratiquement élu par les citoyens, est un atout, comme l’est aussi la plus grande implication des parlements nationaux.



L’Europe des citoyens, c’est un Conseil européen renforcé où les décisions politiques sont clairement assumées, c’est un Parlement respecté, c’est une Commission décidée et agissante offrant des solutions et dégageant des compromis.

Enfin, nous défendons le principe d’une identité européenne.
L’Europe n’est pas qu’une monnaie unique, elle n’est pas qu’un marché économique, c’est une culture, c’est une histoire, ce doit être une âme partagée.
Pour moi, l’Europe ne peut pas être une ambition désincarnée.

L’Europe, c’est Madrid, Prague, Londres, Rome, Varsovie, Berlin, Vienne, Athènes : au seul énoncé de ces villes, je sens nos héritages et nos cultures entremêlés circuler dans mes veines de Français.
Par-delà ses aspects politiques et administratifs, je vois l’Europe comme une rencontre charnelle entre des nations millénaires, brillantes et démocratiques.

Ce qui se joue, c’est notre capacité à promouvoir une identité commune.
Oui une société européenne existe - qu’on peut nommer culture, héritage, ou civilisation, qu’importe ! L’essentiel à mes yeux est d’en sentir la force et le prix.
Elle donne à nos parentés européennes leur évidence.
Elle s’enracine dans un passé d’expériences et de lectures communes.
Elle se nourrit des contacts permanents de nos patrimoines artistiques, philosophiques et moraux.
Oui, moraux, car il y a dans la civilisation européenne un répertoire de valeurs qui, aux frontières de l’Union, signent notre différence.
L’humanisme. La tolérance. La liberté de conscience.
L’individu pris comme référence de toute justice.
L’Etat de droit, seul fondement légitime du pouvoir.
La prise en charge publique de la solidarité.
La considération accordée à la force du savoir et aux transmissions familiales et spirituelles.
L’attachement au marché, cadre où se valorisent, par la libre concurrence, le capital et le talent.
La confiance placée dans la science, l’innovation industrielle et le progrès.
Ces traits disent où commence et s’épanouit l’Europe.
Ils disent où l’expérience européenne rencontre les modèles concurrents, où elle s’en distingue.
L’élargissement sans fin de l’Europe ne peut être un objectif en soi.
Notre refus non négociable d’accepter l’adhésion de la Turquie n’est pas une hostilité vis-à-vis de cette grande et prestigieuse nation, qui doit être étroitement associée à l’Union européenne.
Mais il faut des frontières à l’Europe, il faut des frontières stables, qui permettent de faire émerger une conscience européenne.



Nous savons que l’Europe existe, mais sommes nous véritablement conscients de son destin, de notre destin.
En 1775, le tremblement de terre de Lisbonne et ses 30.000 morts inspirèrent à Voltaire un poème tourmenté. Dans cet écrit, Voltaire prend part comme personne avant lui à ce scandale que sont les souffrances d’un peuple voisin.
Solidarité, fraternité, compassion transcendant les frontières : ces sentiments ont leur nouveauté au milieu du XVIIIème siècle.
Avons-nous depuis progressé dans ce que je me permettrai d’appeler l’âme européenne, je veux parler de ce sentiment d’être uni par les mêmes épreuves et les mêmes espoirs ?

Cette élection européenne, mes chers amis, n’est pas seulement l’occasion de parler de la France que nous aimons et de l’Europe que nous voulons.
Elle doit être aussi l’occasion d’offrir à l’Europe, une part de notre coeur
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 17:14

Madame Aubry le gouvernement Français n'a pas de leçons à recevoir des socialistes en général et surtout pas Espagnoles en matière de gestion de crise!

L'Espagne vient de dépasser les 4 millions de chomeurs pour 47 millions d'habitants. 

Face à la crise ils vendent leurs...organes:

·         Une trentaine de personnes, en grande difficulté financière, ont placé des annonces sur Internet où elles proposent de vendre des parties de leur corps.

·         L'Espagne est le pays de la zone euro où le taux de chômage est le plus important.

En 2002, dans Dirty pretty things, Stephen Frears avait abordé la misère des clandestins, obligés de vendre leurs organes pour survivre en Europe. Jusqu'à présent, les ressortissants des pays riches ne semblaient pas avoir été contraints à une telle extrémité pour gagner de l'argent.
 
La crise économique a bouleversé la donne, notamment en
Espagne, où le chômage a explosé depuis un an -à 15,5% de la population active, il est aujourd'hui le plus élevé de la zone euro. Facua, une association de consommateurs, souligne en effet que des dizaines de personnes "désespérées" vendent aujourd'hui leur organes. Elle affirme avoir détecté 31 annonces mises en lignes sur au moins 13 sites Internet par des Espagnols et des immigrés d'Amérique latine. "Ce sont des offres de reins, de poumons et de moelle, passées par des personnes affirmant traverser de graves difficultés économiques et demandant des quantités allant de 15.000 à 1 million d'euros
", précise l'organisation.
 
Facua estime qu'il peut s'agir d'un "phénomène croissant par temps de crise économique, fruit de la situation de détresse de personnes qui ont perdu leur emploi ou leur affaire, qui croulent sous les dettes ou sont menacées de perdre leur logement". Elle exprime son "inquiétude" face à ces annonces, car "ces personnes peuvent devenir victimes de réseaux internationaux de trafic d'organes qui réalisent ces opérations à l'étranger" et "mettre leur vie en danger".

 

 

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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 12:17


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