Info National

Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 10:00

La proposition de loi, qui met en oeuvre le nouvel arsenal sécuritaire annoncé par Nicolas Sarkozy, crée le délit de participation à une bande violente. La gauche n'a pas participé au vote.

La proposition de loi UMP visant à renforcer les moyens de lutte contre les bandes violentes, a été adoptée mardi 30 juin par les députés. Depuis 2002, c'est la 15e loi contre l'insécurité qui est adoptée.
Le texte est passé grâce aux 43 voix des députés de l'UMP et du Nouveau Centre présents ou représentés. La gauche n'a pas participé au vote. En effet, à la dernière minute, le gouvernement a fait supprimer par la majorité une disposition ajoutée par le député Christian Vanneste (UMP), soutenue par le PS. Celle-ci prévoyait pour un prévenu n'ayant fait l'objet d'aucune condamnation, de proposer, en priorité, une peine de travail d'intérêt général de 40 à 720 heures. En signe de protestation, la gauche a quitté l'hémicycle au cri de "Parlement fantoche !". La députée socialiste Delphine Batho affirme que cet incident de séance "traduit le malaise de la droite". Elle a également relevé auprès de la majorité une contradiction entre "la légende des bons résultats de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité et la réalité du terrain".


Nouvelle infraction


Le texte avait été annoncé par le président le 18 mars, après une attaque contre le lycée professionnel de Gagny (Seine-Saint-Denis). Il crée une nouvelle infraction réprimant la participation à un "groupement" qui "poursuit le but" de "commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions ou dégradations de biens". Ce nouveau délit est puni de trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.
Cacher volontairement son visage pour rendre impossible toute identification sera considéré comme une circonstance aggravante. Le texte prévoit en outre le versement à la procédure judiciaire des vidéos prises par les forces de l'ordre pendant leurs interventions.
Par ailleurs, la proposition de loi contient des mesures de protection envers les enseignants et les personnels éducatifs ainsi que leurs proches. Les auteurs de violences contre eux risqueront les peines encourues en cas d'agression contre une personne chargée d'une mission de service public. Un temps évoqué, la fouille de cartable à l'entrée des établissements scolaires, n'est finalement pas mentionné dans le texte de loi.
"Avec l'ensemble de ce texte, nous améliorons concrètement, pragmatiquement et d'une façon équilibrée la sécurité face à des phénomènes qui sont en train de se développer", a expliqué la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie. Le Sénat doit encore examiner le texte en septembre.
(Nouvelobs.com)

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090701.OBS2615/lassemblee_adopte_le_texte_sur_les_bandes_violentes.html

 

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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 22:23

Le Mouvement Populaire se félicite de l'adoption du projet de loi Grenelle 1 en deuxième lecture à l'Assemblée Nationale. Ce vote à la quasi unanimité démontre que le Grenelle constitue un véritable enjeu économique et environnemental.

Une étude récente vient de démontrer que les programmes du Grenelle permettront la création de plus de 600 000 emplois sur la période 2009-2020.

C’est un axe majeur de l’action de relance de l'économie initié par le Président de la République qui va permettre de générer une activité d'environ 450 milliards d'euros en cumul sur les 12 prochaines années.

Éric DIARD
Secrétaire national aux énergies
et à la Croissance verte

Communiqué du 18 juin 2009

 

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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 22:22

L'UMP tient à saluer l'honnêteté du rapporteur spécial, de la mission « Pouvoirs publics », le député socialiste Jean LAUNAY, qui a notamment pour mission de contrôler les comptes de l'Elysée, sa prise de distance avec, selon ses propres termes « le vrai faux rapport » DOSIERE, dans la note qu'il a adressée au Président de la Commission des Finances, Didier MIGAUD et qui est consultable sur son blog, a l'immense mérite de mettre les choses au point.

 L'exercice personnel et imprécis mais volontairement agressif et polémique de M. DOSIERE est ainsi ramené à ce qu'il est vraiment un coup médiatique d'un opposant qui voit avec nostalgie du fait de la transparence voulue par le Président de la République, « son marronnier » disparaître.


Frédéric LEFEBVRE
Porte-parole

Communiqué du 18 juin 2009

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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 22:20

Nous demandons au Président de la Commission des finances de l'Assemblée Nationale, Didier MIGAUD, dans un esprit républicain, pour défendre le travail de la commission des finances et par souci de sincérité dans l'information des français de se désolidariser des agissements de l'un de ses collègues socialistes René DOSIERE. En effet, Monsieur DOSIERE fait conférence de presse sur conférence de presse depuis des mois pour soit disant présenter un rapport qui n'existe pas. Chacun peut d'ailleurs vérifier en se rendant sur le site de l'Assemblée nationale que Monsieur DOSIERE n'a aucun rapport à son actif !

 C'est Monsieur LAUNAY, député socialiste qui est officiellement chargé par la commission des finances de suivre en tant que rapporteur spécial les comptes de l’Elysée. Ses positions souvent hostiles à la politique gouvernementale sur de nombreux sujets prouvent son indépendance. Cela n'empêche pas toute la presse de se faire l'écho, sans vérification notamment auprès du vrai rapporteur, des allégations de Monsieur DOSIERE.

 Il est temps que cet exercice personnel soit dénoncé d'autant qu'il se fait au mépris des règles de l'Assemblée Nationale, au mépris d'un député socialiste, seul vrai rapporteur, et surtout, et c'est inacceptable, au mépris de la sincérité de l'information de nos concitoyens.

 C'est d'autant plus grave que le Président de la République a voulu la transparence sur les comptes de l'Elysée qui bénéficie maintenant d'un vrai budget, qui soumet dorénavant ses comptes à la Cour des comptes qui va rendre son premier rapport dans quelques semaines.

 Quand il n’y avait ni budget, ni contrôle, il pouvait être légitime que Monsieur DOSIERE agisse ainsi et que la presse relaie les seules informations disponibles. Or, René DOSIERE met, de fait, en cause la Commission des finances de notre Assemblée et la Cour des comptes dont il critique ouvertement le travail en procédant ainsi.

 Aujourd’hui alors que la transparence est de rigueur, et il le sait, Monsieur DOSIERE ne se fait sans doute pas à l'idée de perdre le thème qui lui a donné de la notoriété mais ce n'est pas une raison pour procéder ainsi, et ce surtout en période de crise, au risque de salir la République.

Frédéric LEFEBVRE
Porte-parole

 

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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 22:41

La décision du Conseil Constitutionnel valide en quasi totalité le texte HADOPI mais considère que l’intervention d'un juge est indispensable pour décider d'une suspension d'abonnement.
 
Si nous prenons acte de cette décision, nous souhaitons qu'un traitement spécifique soit mis en œuvre par la justice pour que sa réponse soit rapide, efficace et, qu'à cet effet, et si nécessaire, une disposition législative soit prévue le plus rapidement possible !

Ce nouvel épisode ne nous détournera pas de l'absolue nécessité de défendre l'exception culturelle française.

Frédéric LEFEBVRE 
Porte-parole

Communiqué du 10 juin 2009

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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 08:53

Là ou l’UMP a tiré les conséquences des élections européennes en réunissant dès le lendemain les eurodéputés de la majorité présidentielle pour arrêter avec eux de nouvelles méthodes de travail, pour construire la stratégie d’application des engagements prioritaires en période de crise, et les moyens de rendre des comptes aux Français ..., le Parti Socialiste se réunit pour se regarder le nombril et annoncer la grande nouvelle d’après élection qui est que Ségolène ROYAL et Martine AUBRY vont maintenant se parler en direct !

Que penser d’une réaction aussi déconnectée de la réalité que vivent nos concitoyens ?


Frédéric LEFEBVRE
Porte-parole

Communiqué du 9 juin 2009

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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 08:15

Nicolas Sarkozy en Savoie le 9 juin 2009

© France 2

Telle est l'ambition que Nicolas Sarkozy a affiché mardi au Bourget-du-Lac (Savoie)

"Nous allons devenir leader des énergies décarbonées de demain sans rien  abandonner de ce que nous avons comme avance sur le nucléaire", a déclaré M. Sarkozy.

Déplorant "le retard" pris dans le pays dans le domaine des énergies renouvelables, il a lancé aux chercheurs de l"Institut national de l'énergie solaire (Ines): "Vous aurez les moyens"'.  

 "Nous allons prendre aujourd'hui  des décisions pour les énergies renouvelables aussi importantes que celles qui ont été prises dans les années 1960 par le général de Gaulle pour le nucléaire",  a-t-il promis.

Pour doper la recherche, il a répété son engagement d'investir autant dans  les énergies renouvelables que dans le nucléaire de troisième génération (EPR).  "Là où nous dépensons un euro pour le nucléaire, nous dépenserons un euro pour  la recherche sur les énergies propres", a-t-il dit.

"La croissance durable, j'ai fait campagne sur ce thème (...) avec (le  ministre de l'Ecologie) Jean-Louis Borloo, nous avons inventé le Grenelle de  l'environnement", a-t-il tenu à rappeler.

 

 

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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 08:11

Crédit Photo : LCI - Dominique Sopo, président de SOS Racisme


Perquisition et gardes à vue chez SOS Racisme

·         Dominique Sopo et cinq de ses collègues ont été convoqués mardi à la brigade financière de Paris pour savoir "comment SOS Racisme est financé et où va l'argent".

·         Les policiers de la Brigade financière ont également perquisitionné le siège de l'association. Le député socialiste Julien Dray fait depuis plusieurs mois l'objet d'une enquête préliminaire sur son train de vie.

Le président de SOS Racisme et plusieurs membres de l'organisation étaient entendus mardi à la brigade financière de Paris dans le cadre de l'affaire Dray, ont indiqué des sources policière et judiciaire. La garde à vue de Dominique Sopo et de cinq de ses collègues de l'association antiraciste, qui s'est faite sur convocation, a débuté dans la matinée. "On leur demande comment SOS Racisme est financé et où va l'argent", a précisé une source policière. Leur garde à vue est susceptible de durer 48 heures. Une perquisition était également "en cours" mardi en fin de journée au siège de SOS Racisme, situé avenue de Flandre (XIXe arrondissement), selon une source policière.
 
Les policiers enquêtent, sous la direction du parquet de Paris, sur de mouvements de fonds suspects décelés sur des comptes bancaires du député (PS) de l'Essonne par la cellule antiblanchiment de Bercy, Tracfin. Ils soupçonnent l'élu socialiste, âgé de 54 ans, d'avoir bénéficié, par l'intermédiaire de proches collaborateurs, de fonds issus de comptes de l'association Les Parrains de SOS Racisme et de l'organisation lycéenne Fidl, depuis janvier 2006. Julien Dray, qui est un des co-fondateurs de SOS Racisme et de la Fidl, aurait bénéficié d'une partie d'une somme estimée à 351.027 euros. Depuis l'ouverture de cette enquête le 10 décembre pour "abus de confiance", plusieurs membres de SOS Racisme, notamment du département de l'Essonne, ont été entendus par la police.

source : http://tf1.lci.fr/infos/france/justice/0,,4437476,00-les-dirigeants-de-sos-racisme-en-garde-a-vue-.html

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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 07:52

Tirer à vue contre Sarkozy a été contre-productif : le parti centriste plafonne à 8,5 %.

François Bayrou se retrouve chaussé de semelles de plomb pour la présidentielle de 2012. Le leader centriste misait sur ce scrutin pour conforter sa position de troisième homme, à même de supplanter le PS, dans la course à l’Elysée. Il joue ce soir le quatrième larron. Avec seulement 8,5 % des suffrages, le Modem a accepté, hier soir, sans barguigner sur les chiffres, «son échec» de la bouche même de Marielle de Sarnez, fidèle entre les fidèles de François Bayrou.

La formation centriste se retrouve loin derrière les listes Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit qui engrangent plus de 16 % des suffrages. Rentré en fin d’après-midi de Pau pour s’enfermer aussitôt dans son bureau, le président du Modem a réfléchi son intervention télévisée jusqu’à 22 heures après un bref entretien avec Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennahmias : «Le résultat d’aujourd’hui est une déception. J’en prends ma part de responsabilité. Dans une campagne très dure, je ne suis pas parvenu à faire passer le message que je voulais faire passer. Je me suis laissé entraîner dans une polémique excessive», faisant référence à l’échange avec Daniel Cohn-Bendit jeudi soir sur le plateau de France 2. Il l’avait alors accusé à mots voilés de cautionner des pratiques pédophiles. Pourtant, le lendemain de cette passe d’arme, il déclarait, lors d’une conférence de presse, tout «assumer» de ses déclarations.

Amertume. Un mea culpa qui n’a pas suffi à éteindre les critiques contre le député des Pyrénées-Atlantiques, en première ligne tout au long de cette campagne. «Nous payons cette erreur stratégique commise pendant ce débat», a commenté sans tarder Jean-François Kahn, tête de liste Modem dans la région Est. Même Marielle de Sarnez reconnaissait : «Nous ne pouvons pas non plus tout mettre sur le dos des attaques violentes que nous avons encaissé de la part de Daniel Cohn-Bendit et d’autres.»

Au sein du Modem, les règlements de comptes n’ont pas tardé. Corinne Lepage n’a pas caché son amertume. «C’est une vraie déception. Je ne suis pas contente de ce résultat. Il faudra tirer les conséquences de la stratégie qui a été suivie. Il ne faut pas que le Modem soit une aventure personnelle mais collégiale, avec une autre forme de gouvernance», a déclaré la présidente de Cap 21, petite structure écolo intégrée au Modem. Même Jean-Luc Bennahmias, le vert converti à l’orange, couleur du Modem, a regretté que «les préoccupations environnementales n’aient pas été plus présentes dans notre campagne». «Nous avons oublié que cette élection était, en fait, un référendum pour sauver la planète.» «Le temps des explications doit venir plus tard», modère Marielle de Sarnez. Mais ces critiques ciblent directement la stratégie préprésidentielle poursuivie par le président du Modem.

Aliéné. François Bayrou, en faisant de cette campagne européenne un face à face avec Nicolas Sarkozy, une bataille ininterrompue et à tirs nourris contre le chef de l’Etat, a cherché à se positionner comme le premier opposant de France au locataire de l’Elysée. Un statut que les électeurs ne lui ont pas reconnu. Sa campagne anti-Sarkozy aura rebuté une partie de son électorat de droite traditionnelle. Il ne parvient pas à égaler le score de la défunte UDF (11 %) des européennes de 2004. Sa polémique avec Cohn-Bendit, elle, lui aura aliéné des électeurs hésitant entre un vote de gauche modéré et la rigueur morale incarnée par le président du Modem. Sa stratégie de rassemblement, pivot de sa conquête élyséenne semble avoir pris, hier soir, un peu de plomb dans l’aile. Après ses revers aux législatives de 2007 et aux municipales de 2008, avec un échec personnel à Pau, François Bayrou poursuit sa traversée du désert.

source : http://www.liberation.fr/monde/0101572091-au-modem-le-naufrage-bayrou

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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 08:01

Dans la circonscription Ouest (Bretagne, Pays-de-Loire, Poitou-Charentes), la liste UMP double quasiment le score de 2004 et s'impose largement, alors qu'Europe-Ecologie fait presque jeu égal avec le PS en réalisant des percées spectaculaires dans des grandes villes comme Nantes et Rennes.

Avec 27,15% des voix, la liste UMP menée par le jeune président du conseil général du Maine-et-Loire Christophe Béchu (34 ans) obtient trois des neuf sièges de la circonscription. Outre Christophe Béchu sont élus l'ancienne présidente de Poitou-Charentes Elisabeth Morin et le premier adjoint au maire de Saint-Brieuc, Alain Cadec. La droite réussit ainsi son pari de reprendre pied dans une région Ouest qui lui était largement restée hostile lors des derniers scrutins : sur l'ensemble des trois régions, Ségolène Royal était arrivée en tête au second tour de l'élection présidentielle devant Nicolas Sarkozy.

Mais la vraie surprise est venue de la liste Europe-Ecologie, menée par l'ancien dirigeant de Greenpeace-France Yannick Jadot. Avec 16,64% des voix, elle parvient à talonner la liste PS (17,28%) et à envoyer un deuxième élu au Parlement européen, Nicole Kiil-Nielsen, militante Vert et ancienne adjointe au maire de la ville de Rennes. Europe-Ecologie réalise notamment quelques percées spectaculaires dans les grandes villes de Rennes et Nantes, où elle devance ou fait jeu égal avec l'UMP. Le PS ne parvient qu'à envoyer deux élus au Parlement européen, sa tête de liste Bernadette Vergnaud (proche de Ségolène Royal) et Stéphane Le Foll, un proche de François Hollande, contre 5 en 2004 (il y avait alors un siège de plus dans la circonscription). La liste MoDem, menée par Sylvie Goulard, ne parvient pas à capitaliser sur la forte tradition centriste de l'Ouest, avec un score de 8,48% en net recul sur les 11,71% en 2004.

ILE-DE-FRANCE :  déroute du PS et du MoDem

Désastre électoral pour le PS en région parisienne et surtout à Paris... La liste Europe Ecologie (20,86%) devance de 7 points le PS (13,57%) aux européennes en Ile-de-France, l'UMP-Nouveau centre arrivant en tête avec 29,6%.  Quant au MoDem, il n'est que quatrième avec 8,52%, une défaite personnelle pour Marielle de Sarnez. Benoît Hamon a annoncé lui-même sur LCI Radio qu'il ne sera pas réélu au Parlement européen. "Ma plus grande tristesse de ce soir est celle-là", a déclaré Martine Aubry, à quelques journalistes. "Je souhaite qu'il reste porte-parole. Il est l'une des rares images positives du Parti", a-t-elle poursuivi, ajoutant : "en aucun cas, c'est un échec personnel".  Le PS paie en effet en Ile-de-France le raz-de-marée écologiste combiné à une mauvaise campagne de sa tête de liste Harlem Désir, trop lisse, comparé au bouillonnant Benoît Hamon qui aurait peut-être pu sauver les meubles.

Dans la ville du maire PS Bertrand Delanoë, les listes UMP-NC l'ont emporté, en réunissant 29,9% des voix, devant Europe Ecologie (27,5%). Un score largement au-dessus du score national estimé, les socialistes étant relégués très loin à la troisième place (14,7%), selon les chiffres de la mairie. La liste conduite par Harlem Désir, un des proches du maire, qui avait conduit sa campagne malheureuse pour les primaires internes au PS avant le congrès de Reims, est battue à plates coutures dans les vingt arrondissements. Dans 19 d'entre eux, elle n'est que 3e, selon ces résultats électoraux. 

EST  :  succès de l'UMP,  bon score de Trautmann 

L'Alsacien Joseph Daul, le président du Parti populaire européen (PPE), sort conforté en faisant un peu mieux avec sa liste UMP qu'au niveau national, soit 29,18% des voix. Catherine Trautmann, autre député sortante qui conduisait la liste socialiste, obtient de son côté un résultat honorable de 17,24%, qui évolue dans la moyenne nationale du parti.

La liste Europe écologie obtient 14,27% des voix. Elle pâtit peut-être de la constitution de la liste qui avait placé deux Alsaciens en tête et de la concurrence du mouvement écologiste indépendant d'Antoine Waechter, crédité de 4,26%.

Avec 9,43% des voix, Jean-François Kahn, qui conduisait la liste MoDem, perd en revanche son pari de faire élire deux députés. S'il respecte l'engagement qu'il a pris publiquement, il devrait renoncer à siéger au Parlement européen pour laisser la place à la députée sortante, la mosellane Nathalie Griesbeck. Le Front national est l'autre perdant dans l'Est, une région où il a dans le passé réalisé ses meilleurs scores. Bruno Gollnisch, député sortant, n'obtient que 7,57% des voix, bien loin des 12,17% qu'il avait réalisés en 2004.
 
NORD-OUEST  :  sévère déconvenue pour le PS 
 
En terminant derrière l'UMP, le PS a enregistré une sévère déconvenue dimanche lors des élections européennes dans le Nord-Ouest, une circonscription où Marine Le Pen, qui jouait gros en vue du prochain congrès du FN, a réalisé selon le FN le meilleur score national de son parti. Devancé dans les quatre régions de la circonscription (Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Basse et Haute Normandie), pourtant toutes dirigées par des socialistes, le PS enregistre "seulement" 18,09% des suffrages (deux élus), loin derrière l'UMP (24,22%, quatre élus), qui a quasiment doublé son score de 2004 (13,33%).

Derrière, Europe Ecologie a également presque doublé son score (12,10% contre 6,83%, un élu) et le FN est en légère baisse (10,18% contre 12,86%, un élu) mais Marine Le Pen est réélue au Parlement européen. Le MoDem (8,67%) et le Front de gauche (6,84%) comptent chacun un élu : l'ancienne ministre de l'Ecologie Corinne Lepage pour le parti de François Bayrou, et l'ancien maire PCF de Calais, Jacky Hénin, arrivé en tête dans cet ancien fief (30,16%) pour le Front de gauche. Le score du PS dans le Nord-Ouest est "plus élevé que la moyenne nationale", a déclaré Gilles Pargneaux, tête de liste socialiste et premier fédéral du Nord, qui a toutefois reconnu être "déçu". "On n'a pas réussi à convaincre. On aurait aimé avoir un meilleur score", a-t-il déclaré. 

SUD-EST :  bérézina pour le PS au profit d'Europe Ecologie

Conduit par Vincent Peillon, le PS a connu une véritable bérézina dans la circonscription Sud-Est : avec 14,49% des voix (deux élus) - un score inférieur de moitié à celui de 2004 (28,62% et 4 élus), il est devancé par les Verts tandis que l'UMP passait de 3 à 5 élus. Avec une abstention supérieure à 60%, qui relativise l'état des forces dans cette circonscription regroupant deux régions majeures que sont Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), l'UMP (29,34%), fait certes moins bien que Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle (34,65%). 
 
La liste Europe Ecologie est l'autre grand vainqueur du scrutin, avec 18,27% des suffrages et 3 élus (contre 8% et 1 seul élu pour les Verts il y a cinq ans). L'alliance écologiste, menée par l'ancienne députée socialiste Michèle Rivasi, devance le PS dans 14 départements sur 16. A Lyon, elle est devant le PS, qui dirige la ville, de près de 8 points. A gauche, le Front de gauche tire un petit profit de l'effondrement du PS avec un siège et 5,90% des voix (5% pour le PCF en 2004). Le NPA d'Olivier Besancenot, obtient 4,33% des voix mais aucun élu.

Au rang des perdants, le MoDem est très loin de ses objectifs, avec 7,37% des suffrages (un élu) contre 17,86% à la présidentielle 2007, à près de 11 points derrière Europe Ecologie. Perdant encore, le Front national, qui abandonne un siège dans la circonscription. Jean-Marie Le Pen sera le seul élu, fort de 8,49% des voix. 
 

SUD-OUEST :  le PS sauve les meubles, Bayrou battu même à Pau 

La liste UMP de Dominique Baudis a réuni 26,89% des voix, celle menée par le PS Kader Arif 17,71% et celle d'Europe-Ecologie de José Bové 15,82%. Les deux autres sièges vont à la liste du MoDem, conduite par Robert Rochefort (8,60%) et à celle du Front de gauche qui a envoyé à Strasbourg Jean-Luc Mélenchon (8,15%). En 2004, le PS, avec 30,84%, avait enlevé quatre sièges, devant l'UMP (15,18%, deux sièges), l'UDF (13,23%, deux sièges), le FN (8,76%, un) et les Verts (8,31%, un) dans une circonscription qui regroupe les 18 départements des régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Le score obtenu par sa liste permettra également à Alain Lamassoure, en troisième position, qui dirigeait la liste en 2004, d'être reconduit au Parlement européen.

Dans la circonscription Sud-Ouest ordinairement acquise à la gauche, le PS n'arrive en tête que dans l'Aude et l'Ariège. A Pau, fief de son président François Bayrou, la liste MoDem, conduite par Robert Rochefort, a certes fait mieux, avec 16,51%, que son score national mais elle est devancée, là aussi, par celles de l'UMP (26,33%), du PS (17,75%) et, de sept voix, d'Europe Ecologie (16,55%). L'ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), gagne son pari et quittera donc son siège de sénateur de l'Essonne pour entrer au Parlement européen.
 
MASSIF CENTRAL-CENTRE :  même Hortefeux est élu...
 
L'UMP arrive en tête du scrutin européen dans la circonscription Centre (Auvergne et Limousin), avec 28,48% des voix, suivi du PS (17,79%) et d'Europe Ecologie (13,56%). Henri Weber, tête de liste socialiste, estime que "le parti socialiste paye le spectacle donné au congrès de Reims et la crise de leadership qui sévit depuis 2002". "Le mauvais résultat du parti socialiste n'est pas local, mais national, voire continental", a dit le député européen sortant, qui va retrouver son siège.

"Face à cette contreperformance manifeste, il nous faut jouer pleinement notre rôle d'opposition, que cette mésaventure ait des effets positifs. Et qu'elle nous apprenne que notre rôle de leader de l'opposition n'est pas inscrit dans le marbre", a expliqué la tête de liste socialiste. Parachuté de la circonscription Nord-Est vers le Centre, Henri Weber n'avait pas recueilli la majorité des suffrages des militants socialistes au moment du vote interne.  Malgré ce résultat unique en France, la direction du parti socialiste avait décidé de la maintenir en l'état.

OUTRE-MER : UMP premier, scrutin boudé

Réunissant un peu plus de 100.000 voix seulement, alors qu'il y a 2,6 millions d'inscrits outre-mer, l'UMP est arrivée en tête dans l'ensemble de la circonscription unique "outre-mer", avec 29,7% des suffrages exprimés. Paradoxalement, sa tête de liste, Marie-Luce Penchard, conseillère à  l'Elysée, secrétaire nationale de l'UMP et fille de la sénatrice de Guadeloupe Lucette Michaux-Chevry, n'a pas été élue : elle a été devancée par la liste écologiste de Harry Durimel (51,38% en Guadeloupe contre 23,20% pour l'UMP).

Elle a devancé nettement l'Alliance des outre-mers conduite par M. Hoarau et soutenue par le président communiste du conseil régional de La Réunion Paul Vergès (21,1%). Le PS finit troisième, avec 20,4%, devant Europe Ecologie (16%), qui a obtenu un score remarquable en Atlantique (30,61%), et le Modem (9,3%).  

A noter que ce scrutin a été de nouveau boudé, avec seulement 23,12% de participation. Peut-être la conséquence d'un système électoral compliqué, inauguré lors de cette élection. Destiné à permettre l'élection d'un député européen pour chaque grande zone géographique de l'outre-mer, il tient compte à la fois du score global et du résultat par zone. En 2004, trois élus réunionnais (UMP, PS et PCR) avaient remporté les trois sièges à pourvoir. Jugeant le nouveau système d'élection "incompréhensible", même s'il y a à présent "un parlementaire par océan", le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo va réunir un groupe de réflexion pour le réformer. Selon lui, le score de l'UMP montre que la gestion de la crise sociale récente aux Antilles et à La Réunion "a été dans le bon sens".

source : http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,4436405,00-les-gagnants-et-les-perdants-dans-les-8-regions-.html

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