Info National

Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 11:08

Le projet socialiste pour 2012 a été critiqué à gauche

 

C’est le cas au sein même du PS (on pense à Pierre Moscovici, député PS du Doubs, qui a annoncé « ce ne sera pas le projet du candidat », à Arnaud Montebourg, député PS de Saône et Loire et candidat aux primaires, qui affirme que ce projet « aurait été le bon pour 2007 » ou Jérôme Cahuzac qui parle de mesures « datées »…) mais aussi chez ses alliés, les Verts ou le Front de gauche. Ces critiques sont autant de points de divergence qui montrent l’incompatibilité entre des pans entiers des projets socialiste, vert ou communiste… Comment pourront-ils essayer de nous faire croire à la fable de l’unité à gauche ?

1/ L’économie.

  • Croissance. Dans son programme, le PS s’inscrit clairement dans une perspective de croissance. Il prévoit qu’elle passera entre 2012 et 2017 de 1,5 % à 2,5 % du PIB. Ses partenaires ne sont pas sur la même ligne. Les Verts prônent une décroissance sélective, à la baisse dans les secteurs polluants et à la hausse dans les secteurs écologiques. Le Parti de gauche hésite : Jean-Luc Mélenchon admet la pertinence de la réflexion sur la décroissance même s’il ne reprend pas le concept à son compte.

 

  • Régulation financière. Le PS prône une surtaxe de 15 % de l’impôt sur les sociétés des banques, la séparation des activités de dépôt et des activités financières, une taxe Tobin européenne et la lutte contre les paradis fiscaux. Les positions des Verts sont similaires. Par contre, le Parti de gauche prend des positions plus radicales : nationalisation sans indemnisation des établissements financiers défaillants, nationalisation de la BNP et de la Société Générale, encadrement très strict du reste du secteur bancaire (séparation des activités de dépôt et d’investissement, levée du secret bancaire, interdiction des engagements hors bilan). Il propose aussi la sortie de l’OMC et du FMI, ce que ni les Verts ni le PS ne suggèrent !

 

  • Fiscalité. L’ISF ne fait pas consensus à gauche. La position officielle du PS va au maintien de l’ISF. Mais Manuel Valls ou Vincent Peillon, ont suggéré son abrogation tandis que François Hollande souhaite le maintenir tout en le rendant déductible de l’impôt sur les successions. Au contraire Les verts souhaitent l’étendre aux biens professionnels et aux œuvres d’art. Les communistes veulent relever les plafonds d’imposition. Le Parti de gauche va plus loin, avec sa proposition de taxer à 100 % les revenus au-delà de 332 000 euros par an.

2/ Le social.

  • Encadrement des rémunérations. L’idée d’une limitation des salaires à 20 fois le SMIC semble faire consensus à gauche. Mais les positions divergent sur son application. Pour le PS, cette mesure ne s’applique que dans les entreprises dont l’Etat possède une fraction du capital. Du côté du Parti de gauche et des Verts, le salaire maximum s’applique aussi aux entreprises privées. Pour Jean-Luc Mélenchon, il se double d’un revenu annuel maximal, incluant toutes les rémunérations, ne pouvant être supérieur à 332 000 €. Concernant les stock-options enfin, le Parti de gauche propose de les supprimer, le PS de les réserver aux entreprises naissantes.

 

  • Retraites.Le PS se prononce pour le retour de la retraite à 60 ans, financé par la taxation du capital, une hausse des cotisations et éventuellement l’allongement de la durée de cotisation. Mais son aile droite ne partage pas cette position : Manuel Valls s’est prononcé pour la retraite à 65 ans et Dominique Strauss-Kahn a jugé inéluctable le recul de l’âge de départ. De leur côté, les écologistes veulent revenir aux 60 ans et diminuer la durée de cotisation. Le Front de gauche est sur la même ligne : retour aux 60 ans, aux 37,5 annuités de cotisation, au calcul des pensions sur les dix meilleures années. Ils estiment à juste titre que le projet socialiste n’est pas clair sur les 60 ans : la liquidation se fait-elle à taux plein quelle que soit la durée de cotisation ? Le PS préserve soigneusement l’ambiguïté.

 

  • Temps de travail. Le PS s’engage à revenir aux 35 heures pures et dures, en abrogeant tous les assouplissements mis en place depuis 2002 (défiscalisation des heures supplémentaires, extension du forfait jour, travail le dimanche). Au sein du PS, il faut se remémorer la réserve de DSK sur les modalités de mise en œuvre des 35 heures ou, plus récemment, la proposition de Manuel Valls d’allonger la durée légale du travail (travailler deux ou trois heures de plus, hors heures supplémentaires). Les Verts sont favorables dans un premier temps au retour strict aux 35 heures. Ils veulent aller au-delà dans un second temps, par la diminution du temps de travail à 32 heures. Le Parti de gauche, dans le même esprit, propose la semaine de 4 jours et la journée de 8 heures maximum.

3/ L’écologie.

  • Nucléaire. Dans le contexte créé par Fukushima, le PS est divisé. Le programme du PS insiste sur le rééquilibrage du mix-énergétique : moins de nucléaire, plus d’énergies renouvelables. Mais ce compromis est fragile. L’aile écologiste du parti prône une sortie du nucléaire (Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle). Martine Aubry s’est prononcée pour la même orientation. En 2007, Ségolène Royal voulait ramener la part de l’électricité nucléaire de 80% à 50%. A l’inverse, des personnalités comme François Hollande, Jean-Pierre Chevènement, Dominique Strauss-Kahn ou Arnaud Montebourg sont de longue date favorables au nucléaire. Du côté des partenaires du PS, les positions sont claires : sortie immédiate du nucléaire pour les Verts (référendum), sortie planifiée d’ici 2040 pour le Parti de gauche.

 

  • OGM. Les OGM ne sont pas évoqués dans le projet du PS. Mais le PS campe sur le principe de précaution. Il n’est pas défavorable par principe aux OGM mais refuse leur culture en plein champ. Il plaide pour que la recherche permette d’identifier les applications possibles des OGM en matière de santé et d’environnement, avant toute initiative en matière agricole. Le Parti de gauche va plus loin : il prône un moratoire européen et le blocage des importations de produits contenant des OGM. Les Verts sont sans surprise sur une position d’opposition totale aux OGM, y compris les cultures en laboratoire (cf. José Bové qui a rejoint Europe écologie les verts).

4/ Les questions de société.

  • Europe. Le PS fait le choix d’un renforcement de l’intégration européenne : véritable gouvernance économique, y compris en coordonnant mieux les budgets nationaux, augmentation du budget européen, renforcement du couple franco-allemand, armée européenne, convergence de l’impôt sur les sociétés pour éviter le dumping fiscal, SMIC européen, harmonisation par le haut des politiques sociales. Les Verts vont dans le même sens, assumant une véritable Europe fédérale, avec de nouveaux abandons de souveraineté. Du côté du PCF et du Parti de gauche, la ligne est claire : sortie du traité de Lisbonne, rétablissement de la souveraineté en matière de monnaie, protectionnisme et abrogation des règles de concurrence.

 

  • Sécurité. Le PS est divisé entre les partisans de la fermeté (Manuel Valls, Jean-Jacques Urvoas, François Rebsamen, Julien Dray) et l’aile gauche du parti qui privilégie la prévention. Le projet du PS fait la part belle à cette seconde approche, en abrogeant les peines planchers et la rétention de sûreté, en proposant une nouvelle police de proximité, en privilégiant les alternatives à la prison, en confortant la justice des mineurs. Les Verts et le Parti de gauche s’inscrivent dans une perspective encore plus angélique : moins de contrôles, de répression, de prisons, plus de social et d’éducation dans le travail des forces de l’ordre. En matière de drogue, les Verts prônent la légalisation du cannabis et la dépénalisation des autres drogues. Ils sont suivis, concernant le premier volet, par une frange du PS (Malek Boutih, Daniel Vaillant, le MJS). Manuel Valls s’y oppose (« Légaliser le cannabis serait un terrible signe adressé à la société »).

 

  • Immigration. Malgré l’affirmation de la nécessité de maitriser l’immigration illégale, le PS annonce la suppression de tous les outils de contrôle des flux que nous avons mis en place et l’établissement d’un cadre de régularisation des clandestins. Les Verts sont partisans de la totale liberté de circulation, le Parti de gauche du droit à la naturalisation. Tous deux sont favorables à la régularisation immédiate de tous les clandestins. Ce clivage apparait également concernant la question du vote des étrangers. Le PS le circonscrit aux élections locales, pour ceux présents depuis cinq ans sur le territoire. Ses partenaires l’attribuent sans conditions, l’étendant même – pour les Verts - aux élections nationales.

 

  • Education. Le PS ne revient pas sur l’autonomie des universités. Il admet même qu’elle permet un meilleur pilotage de ces établissements. Les partenaires du PS sont sur une ligne plus radicale : le Parti de gauche veut abroger la loi LRU et réengager l’Etat dans le pilotage et le financement des universités.
    Concernant l’enseignement scolaire, peu de différences sont à noter, sauf en matière d’autonomie des établissements (ouverture du PS, fermeture du Front de gauche) et de subventions aux écoles privées (que le Front de gauche veut supprimer).
    Concernant la jeunesse, les Verts et le Front de gauche sont favorables à une allocation d’autonomie, comme le MJS et l’UNEF. Le PS a repris cette proposition sous une forme réduite – allocation d’étude sous conditions de ressources – en raison de critiques émanant de son propre camp (François Hollande, Jean-Pierre Chevènement, Pierre Moscovici).

PROGRAMME-PS

Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 19:58

Les socialistes renoncent de fait au quotient familial, remettant ainsi en cause l’un des fondements de la politique fiscale en faveur des familles

 

« Point de vue » publié dans La Tribune, daté du mardi 26 avril 2011, par Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes et Gilles Carrez, député et rapporteur de la Commission des finances de l’Assemblée nationale.

Le Parti socialiste vient de publier un socle de programme que reprendra son futur candidat à l’élection présidentielle. C’est un premier pas que nous attendions de la part de la gauche depuis longtemps afin que nous puissions enfin débattre des solutions proposées aux défis que la France et les Français doivent collectivement relever dans les prochaines années.

Mais précisément de collectif, de lien, de souffle, d’esprit aurait dit François Mitterrand, il en est peu question. Ce projet dénote par son individualisme électoral, par la juxtaposition catégorielle de propositions sans véritable sens commun, alors même que c’est de sens et d’intérêt général dont les Français ont besoin.

Ce projet comporte aussi beaucoup de relents malthusiens : plutôt que créer des emplois privés, on s’en remet au secteur public, plutôt qu’inciter à la construction de logements, on impose des contraintes pour encadrer les loyers, enfin, plutôt que parier sur la science et la recherche, on joue sur les peurs et la sortie du nucléaire.

Mais il y a plus grave. A trop s’occuper de clientèles, les socialistes en oublient ceux qui sont à l’origine de bien des dynamiques économiques et sociales en France : les classes moyennes !

D’abord leur projet porte non seulement sur l’alourdissement des dépenses d’assistance comme les 300.000 emplois jeunes (4 milliards d’euros) mais aussi sur des augmentations d’impôts. La suppression des exonérations fiscales et sociales pour les heures supplémentaires faites essentiellement par des ouvriers s’apparente à la double peine : ceux qui travaillent ont vu leur pouvoir d’achat régresser à cause des 35 heures et, aujourd’hui, les socialistes voudraient supprimer ce qui constitue le treizième mois qu’apporte de fait la défiscalisation des heures supplémentaires. C’est clairement une mesure antisociale, à l’encontre des travailleurs des classes populaires.

En matière d’impôt sur les sociétés, les propositions socialistes reviendraient à voir l’Etat s’immiscer dans la gestion des entreprises notamment par le biais de la modulation de l’IS en fonction de la répartition du résultat de l’entreprise. Cette proposition tient compte ni des caractéristiques diverses des entreprises, ni des aléas ou des cycles économiques auxquels elles sont confrontées. D’ailleurs, par deux fois, les gouvernements socialistes ont essayé de la mettre en oeuvre pour y renoncer face aux difficultés d’application. La taxation des revenus de l’épargne ajoutée à la création d’une banque d’investissement revient à étatiser la gestion de l’épargne des Français. Nous avons là en deux propositions l’Etat omniprésent, quitte à être important, tel demeure le rêve socialiste.

Ensuite une proposition qui pénalise les classes moyennes et les familles : la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG. Rendre la CSG progressive comme l’IR, c’est en transférer l’essentiel de la charge sur les classes moyennes car ce sont elles qui paient l’IR, puisque la moitié des ménages en sont exonérés. Individualiser l’IR comme la CSG, c’est de fait renoncer au quotient familial et remettre en cause l’un des fondements de la politique fiscale en faveur des familles.

Les socialistes en sont tellement conscients que, pour rendre cette opération moins visible et plus indolore, ils proposent le prélèvement à la source de l’impôt.

Enfin, dans ce programme, aucune interrogation, ni proposition pour réduire la dépense publique, ni pour lutter contre la fraude, alors même que la France est déjà la championne d’Europe de la dépense publique. Laisser dériver la dépense publique équivaut à des prélèvements fiscaux toujours plus lourds qui obéreront le pouvoir d’achat des ménages et dégraderont la compétitivité de nos entreprises.

Ce projet est tourné vers le passé. Ce cocktail de malthusianisme, de clientélisme et d’étatisme découragera les classes moyennes qui, grâce à leur travail et à leurs efforts, sont pourtant au cœur de la croissance et de la confiance dans l’avenir.

 

PROGRAMME-PS

Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 22:57

UMPLOGOLes réactions de l'héritière du FN Madame Le Pen et des ténors du PS suite aux propos de Claude Guéant jettent une lumière assez crue sur l'alliance objective entre ces deux partis.

En effet, les propos du ministre de l'intérieur sont juste ceux qui animent les Français et si nous voulons restaurer le vivre-ensemble, nous devons prendre nos responsabilités, assumer de débattre ouvertement des sujets qui fâchent ou qui dérangent et prendre des mesures pour régler les problèmes, pour apaiser les tensions. C’est cela le courage politique et à ce titre, il faut rendre hommage à Claude Guéant.

La droite républicaine a démontré depuis longtemps qu'elle n'avait rien de commun avec l'extrême droite en refusant systématiquement toute alliance et en ne tombant pas dans le piège tendu autrefois par François Mitterrand dont il faut rappeler que c'est grâce a lui et a l'instauration de la proportionnelle qu'il y a eu des élus FN a l'assemblée nationale.

Fidèle à son immobilisme, la gauche, PS en tête, nie les réalités et les problèmes que rencontrent les Français, notamment sur l’insécurité, sur l’immigration ou sur la justice… Fidèle à son idéologie, le FN dénonce des problèmes et s’efforce surtout qu'aucune solution n'y soit apportée afin de pouvoir continuer de dénoncer très fort !

C’est d'ailleurs tout le sens de la sortie de Mme Le Pen sur les propos de Claude Guéant. Jean-Marie Le Pen était contre une loi sur la burqa, sa fille veut caricaturer les propos de Claude Guéant pour le décrédibiliser et alimenter les réactions de la gauche.

Nous ne sommes pas dupes de cette connivence entre la gauche et le FN : d’un côté comme de l’autre, il n’y a pas de propositions concrètes et réalistes aux attentes des Français. Et finalement, les silences du PS font les affaires du FN et les outrances du FN font les affaires du PS… Ils s’alimentent l’un l’autre, la majorité, elle, travaille.

Valérie Rosso-Debord
Députée de Meurthe-et-Moselle
Déléguée générale-adjointe de l’UMP

Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 08:55

DSKDSK ET BEN ALI

 

FABIUS FABIUS  ET ??

 

JOSPIN1JOSPIN ET ???

 

JOSPINJOSPIN ET ???

 

BIYAMITTERAND ET BIYA, dictateur au Cameroun

 

DEBYMITTERAND ET DEBY, dictateur au Tchad

 

GBAGBODUMAS ET GBAGBO

 

GBAGBO1LANG LE GUEN ET GBAGBO

Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 21:36

UMPLOGO

« Trop c’est trop ! »,  Jean-François Copé, Secrétaire Général de l'UMP, appelle le PS à revenir dans le cadre d’un débat républicain respectueux des personnes et des institutions.

 

Trop c’est trop ! Les dirigeants du PS n’ont-ils rien d’autre à nous opposer et à proposer aux Français que des insultes nauséabondes et indignes ? 

Une nouvelle étape dans la bassesse a été franchie avec l’affiche du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) qui détourne honteusement une photo dans l’unique but d’assimiler Nicolas Sarkozy à Adolf Hitler, et ceux qui soutiennent le Président de la République aux nazis !

L’UMP dénonce cette dérive malsaine et dangereuse qui consiste à constamment faire l’amalgame entre nos propositions, nos élus, le Président de la République et le pétainisme ou le nazisme. C’est insultant pour le débat démocratique et républicain, pour notre pays et nos institutions et pour les familles des victimes de la barbarie nazie.

Jean-François Copé, au nom de l’UMP, appelle solennellement Martine Aubry à dénoncer et à stopper immédiatement cette campagne. Plus largement, il appelle le PS à quitter ce caniveau de l’insinuation scandaleuse sur le nazisme ou le pétainisme, pour revenir dans le débat républicain, dans l’échange d’idées, dans la confrontation de projet.

L’UMP appelle tous les Républicains, de droite comme de gauche, à faire part de leur indignation face à ces méthodes déshonorantes pour ceux qui les emploient.

 

affiche

Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 11:55

UMPLOGO

  • Le report de l’âge légal à 62 ans pour 2018 en l’augmentant chaque année de 4 mois à compter du 1er juillet 2011. La première génération concernée est celle née après le 1er juillet 1951.
  • L’âge sans décote sera relevé progressivement de 65 à 67 ans de 2016 à 2023.
  • La durée de cotisation passera à 41 ans et un trimestre en 2013, et à 41,5 ans en 2020.
  • La prise en compte de la pénibilité, et c’est une première en Europe. Les personnes dont l'état de santé a été dégradé du fait de leurs conditions de travail (ceux qui ont subi une incapacité égale ou supérieure à 10%) pourront partir à la retraite à 60 ans avec une retraite à taux plein quel que soit le nombre de trimestres cotisés.
  • Le dispositif « carrières longues », créé en 2003, sera étendu à tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans et qui pourront donc partir à la retraite à 60 ans ou avant.
     
  • Les travailleurs handicapés ainsi que les parents d'enfants lourdement handicapés et les aidants familiaux pourront continuer à partir à 65 ans sans décote
  • Les mères de 3 enfants et plus, nées avant 1956, et ayant arrêté de travailler pour les élever, pourront également parrtir à 65 ans à taux plein
  • Les entreprises d'au moins 50 salariés devront signer un accord ou un plan destiné à résorber les écarts salariaux hommes-femmes
  • En 2013, lancement d'une étude sur une retraite par points
  • Le régime des fonctionnaires se rapprochera de celui du privé :

    - Les fonctionnaires ne sont pas épargnés par le report de l'âge légal de départ.

    - Les salariés des régimes spéciaux ne seront concernés par la réforme qu'à partir du 1er janvier 2017.

    - Le taux de cotisation retraite, actuellement de 7,85%, sera progressivement relevé à 10,55%, comme dans le privé.

    - Le dispositif permettant aux fonctionnaires mères de 3 enfants ou plus de prendre leur retraite après 15 ans de cotisation sera supprimé.
  • De nouvelles recettes viendront financer nos retraites : nouveau prélèvement de 1 % sur la dernière tranche d’impôt sur le revenu et les plus values de cessions, hausse des prélèvements sur les stock-options et les retraites chapeaux, calcul annualisé des allègements de charges patronales.
Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 15:48

Didier le Reste et sa retraite à 2300 euros (CGT)
envoyé par Jeunes-Populaires.

 

 

Alors que depuis plusieurs semaines les syndicats enjoignent les citoyens à se battre contre la réforme des retraites et instaurent des journées de grève perturbant la vie de beaucoup de citoyens, le secrétaire nationale des cheminots CGT, lui, prend sa retraite… à 55 ans! Elle est pas belle la vie?

Quel drôle de pays, où les donneurs de leçons sont souvent les premiers à transgresser les règles de leur propre morale. Ainsi le secrétaire national des cheminots CGT, Didier Le Reste, que nous avons vu durant plusieurs semaines expliquer sur les écrans l’iniquité de la réforme des retraites et appeler ses collègues cheminots à la grève va donc prendre sa retraite à… 55 ans. Que fait donc ce monsieur dans la vie ? Il répare le ballast, remplace les rails, tend les caténaires au-dessus des voies, conduit des trains de nuit ? Non, Didier Le Reste est contrôleur. Un métier de très haute pénibilité, aux rythmes infernaux, particulièrement éprouvant pour la santé. Vous savez, ces gens qui sont obligés plusieurs fois pas jour de faire des petits trous dans les billets de train, voire d’en émettre à bord si le voyageur n’a pas eu le temps d’en acheter. Nous avons tout le respect du monde pour les contrôleurs de la SNCF, pardon, pour les « agents commerciaux », car n’oublions pas que la Société Nationale des Chemins de Fer français est de moins en moins un service public et de plus en plus une entreprise commerciale. Donc Didier Le Reste, qui a le pouvoir de bloquer une partie du pays, de prendre parfois -un peu- en otage les salariés et les travailleurs de ce pays, ces gens qui se lèvent de bonne heure pour aller bosser à une ou deux heures de chez eux pour gagner le SMIC, et auxquels leur patron va décompter des temps de retard ou des journées d’absence, et bien ce monsieur, lui, va prendre sa retraite à 55 ans. Je me réjouis pour lui, je trouve seulement qu’il y a une légère dichotomie entre le sort des uns et le statut des autres, entre le pouvoir d’embêter une population innocente pour préserver des acquis pas forcément justifiés et l’impuissance de ceux qui sont là pour subir, entre le discours misérabiliste de nantis sociaux et le silence d’une majorité de précaires qui eux aussi aimeraient bien que l’on se mobilise pour atténuer leur calvaire. Mais l’action syndicale est trop souvent l’apanage d’une certaine catégorie de privilégiés qui exigent la solidarité de ceux pour lesquels ils ne lèveront jamais le petit doigt. En l’occurrence, tout le monde s’accorde pour stigmatiser la façon dont ce gouvernement a géré cette crise, même si l’on sait que l’allongement de l’âge de la retraite à 62 ans n’est hélas qu’une étape provisoire vers celui, inévitable, à 65 ans. Ce qui est honteux, c’est que la sincérité et le désintéressement du mouvement syndical soient ternis par des comportements et des disparités de ce genre. Didier Le Reste peut-il soutenir honnêtement que sa fonction de contrôleur implique qu’il doive pendre sa retraite à 55 ans ? Est-il le mieux placé pour exiger des pouvoirs publics une attitude de justice quand lui même bénéficie d’une prébende aussi illégitime ? C’est bien tout le problème d’un certain syndicalisme français. Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais. On s’étonnera ensuite qu’il n’y ait plus que 7% de syndiqués dans ce pays. Dommage, car c’est aussi là le fondement de la démocratie.

 

Source : http://www.marianne2.fr/pericolegasse/Didier-Le-Reste-prend-sa-retraite-a-55-ans-les-limites-franchies-de-l-indecence-syndicale_a37.html

 

Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 08:53

AIRFRANCE

Les commissaires aux comptes demandent au tribunal la nomination d'un administrateur. 

 «Dès le mois prochain, la moitié des restaurants d'entreprise d'Air France, gérés par le comité central d'entreprise (CCE) pourraient ne plus être alimentés. Imaginez la réaction des mécanos !» Cette perspective à très court terme est l'une des conséquences concrètes, rapportée par un membre du CCE, de la panne de trésorerie alarmante que connaît le comité central d'entreprise de la compagnie aérienne.

Sur un budget annuel de plus de 100 millions d'euros, l'instance sociale est alimentée par une subvention de 42 millions d'euros de la compagnie, et de 10 millions environ versés par les CE des navigants. Or il serait face à un trou de 15 à 20 millions d'euros.

Face à cette situation, les commissaires aux comptes ont décidé, selon nos informations, lors d'une réunion, mercredi soir, d'écrire au président du tribunal de Pontoise pour lui demander de décider de mesures à prendre : nomination d'un mandataire ad hoc ou mise en redressement judiciaire. Le CCE a parallèlement autorisé son secrétaire général, Jean-Claude Filippi (FO), à déclarer la cessation de paiements.

260 salariés permanents 

La défaillance de l'organe social d'Air France pourrait avoir des conséquences en cascade, notamment sur les huit comités d'entreprise qui le composent, à qui il doit de l'argent. L'organisme emploie 260 salariés permanents, un effectif qui peut monter à un millier avec les saisonniers.

Les commissaires aux comptes ont demandé des informations sur la situation financière du CCE dès le mois de juin. Plusieurs réunions reportées durant l'été et en septembre ont décalé les échéances. Ils ont déclenché une alerte lors d'une précédente réunion le 29 septembre et, mercredi, ne se sont pas satisfaits des réponses des dirigeants du CCE qui ne parvenaient pas à combler un déficit de plusieurs millions d'euros à la fin de l'année, malgré une ligne de crédit bancaire de 5 millions et une autre de 1,5 million d'euros portée récemment à 6 millions.

Ce n'est pas la première fois que l'organisme fait face à des difficultés financières. Ses locaux avaient été perquisitionnés en janvier après des soupçons de malversations. Un rapport d'audit sur la gestion des années précédentes avait mis en évidence un déficit budgétaire chronique, soit près de 15 millions d'euros depuis 2005. La situation avait été régulièrement couverte par des avances d'Air France. Pour 2009, le CCE avait annoncé en septembre dernier une perte historique de 11,6 millions d'euros, mais se disait sur le point de «sortir de l'ornière cette année».

Source : http://www.lefigaro.fr/societes/2010/10/27/04015-20101027ARTFIG00745-le-cce-d-air-france-en-cessation-de-paiements.php

 

Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 08:18

Une réforme indispensable pour sauver notre système par répartition

 

> Dans notre système de retraite par répartition, les actifs d’aujourd’hui paient les

pensions des retraités d’aujourd’hui.

En 1980, il y avait 3 actifs pour payer la retraite d’un retraité. Aujourd’hui, parce que nous

vivons plus longtemps il n’y a plus que 1,8 actif pour payer la retraite d’un retraité.

Avec un déficit de 32 milliards d’euros pour l’année 2010, notre système de retraite est en

danger. Si nous ne faisons rien, le déficit annuel atteindrait les 45 milliards

d’euros en 2020 !

> Pour rétablir l’équilibre de notre système de retraite par répartition, il n’y a que 3 leviers

possibles :

La baisse des pensions de retraite, et il n’en est pas question.

L’augmentation des cotisations, mais cela reviendrait à affaiblir le pouvoir d’achat des

Français et à freiner la compétitivité de nos entreprises.

Travailler un peu plus longtemps. Puisque nous vivons beaucoup plus longtemps,

nous pouvons travailler un peu plus longtemps ; c’est le levier que nous avons choisi,

comme l’ont fait tous nos voisins européens.

> Le raisonnement est simple et de bon sens

Il faut une solution démographique à un problème qui est avant tout

démographique. Nous vivons plus longtemps. Il nous faut donc accepter de

travailler un peu plus longtemps.

 

La réforme point par point

La concertation a permis la présentation d’un texte équilibré et juste

· Le report de l’âge légal à 62 ans pour

2018 en l’augmentant chaque année de 4 mois à compter du 1er juillet 2011. La première

génération concernée est celle née après le 1er juillet 1951.

· L’âge sans décote sera relevé progressivement de 65 à 67 ans de 2016 à 2023.

· La prise en compte de la pénibilité, et c’est une première en Europe ! Les personnes dont l’état de santé a été dégradé du fait de leurs conditions de travail (ceux qui ont subi une incapacité égale ou supérieure à 10%) pourront partir à la retraite à 60 ans avec une retraite à taux plein quel que soit le nombre de trimestres cotisés.

· Le dispositif « carrières longues »

sera étendu à tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans et qui pourront donc partir à la retraite à 60 ans ou avant.

· Le régime des fonctionnaires rapproché de celui du privé :

> les fonctionnaires ne sont pas épargnés par le report de l’âge légal de départ.

> les salariés des régimes spéciaux ne seront concernés par la réforme qu’à partir du 1er janvier 2017.

> le taux de cotisation retraite, actuellement de

7,85%, sera progressivement relevé à 10,55%, comme dans le privé.

> Le dispositif permettant aux fonctionnaires mères de 3 enfants ou plus de prendre leur retraite après 15 ans de cotisation sera supprimé.

· De nouvelles recettes viendront financer nos retraites, en particulier : nouveau prélèvement de 1 % sur la dernière tranche d’impôt sur le revenu et les plus values de cessions, hausse des prélèvements sur les stock-options et les retraites chapeaux.

Les avancées du texte à l’Assemblée et au Sénat

encore plus juste

Sous l’impulsion du Président de la République des avancées majeures ont eu lieu lors des discussions à l’Assemblée Nationale et au Sénat pour aller encore plus loin sur les mesures de justices

> Sur la pénibilité

- le dispositif est étendu aux agriculteurs

- le taux d’incapacité pour faire valoir ses droits à une retraite à 60 ans passe de 20% à 10%

> Pour les polypensionnés : la durée minimale de cotisation dans la fonction publique est ramenée de 15 à 2 ans pour améliorer leur situation.

> Pour les femmes : l’âge d’annulation de la décote reste 65 ans pour les femmes de 55 ans ou plus, qui ont eu trois enfants et se sont arrêtées de travailler au moins un an pour les élever, 130.000 femmes sont concernées.

> Pour les parents d’enfants lourdement handicapés : l’âge d’annulation de la décote reste à 65 ans pour les parents de ces enfants qui ont besoin d’une présence auprès d’eux.

Et pour aller plus loin…

Xavier Bertrand et Arnaud Robinet, secrétaire national en charge de la réforme des retraites, ont voulu que l’on étudie l’avancement de la date de versement des pensions de retraite en tout début de mois, et non le 10 comme c’est le cas aujourd’hui. Leur amendement a été adopté à l’unanimité !

Sur la pénibilité, Pierre Méhaignerie et Denis Jacquat ont fait adopter un amendement qui prévoit la création, à titre expérimental, d’un dispositif destiné à constituer un cadre pour la conclusion, par les branches, d’accords collectifs d’allégement ou de compensation de la charge de travail des salariés occupés à des travaux pénibles.

Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 19:03

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C’est avec intérêt que le Mouvement Populaire a pris acte de la déclaration très claire de Benoît Hamon, plaidant pour une renégociation de l’allongement de la durée de cotisation.

En annonçant ainsi une énième volte-face du PS sur le sujet, le porte-parole du Parti Socialiste a confirmé que les propositions de Martine Aubry, sa Première Secrétaire, sur la réforme des retraites, sont à géométrie variable.

Cette situation démontre de manière évidente aux Français que le PS, c’est l’incertitude, le flou et la démagogie, tous les jours un peu plus forte.

Dominique PAILLE

Porte-parole Adjoint

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